12 novembre 2006
LA SANTE PSYCHOLOGIQUE DE LA FEMME
La santé psychologique de la femme
Dans ce dossier nous allons essayer d’étudier la santé psychologique de la femme dans les sociétés musulmanes dans le dessein de connaître la psychologie de plus que la moitié de la société. Cette étude se croit totalement neutre, objective et fondée sur des données scientifiques et des statistiques modernes.
Selon les spécialistes, parmi les personnes qui fréquentent les cabinets de psychologues, entre 60 et 70% sont des femmes. Est-ce la transformation biologique de la femme - les règles, l’accouchement, les lochies, l’allaitement - qui influence largement sa vie jusqu’à changer son comportement de manière radicale ?
Ou bien la situation sociale qui la met sous pression permanente, diverse et intense qui l’influence au sens le plus large du terme ?
En effet, la femme en Orient musulman est entre deux courants très violent à notre sens : le premier appelle à l’enfermer totalement et hermétiquement dans le domaine social. Le second, l’incite à sortir de sa propre nature - pour devenir autre chose - tantôt avec les vidéos clips où on la voit totalement ou partiellement nue, tantôt par la transgression de toutes les valeurs morales nobles.
Cette fréquentation n’est-elle pas la preuve que la femme est plus expressive, plus courageuse à montrer ses problèmes psychologiques jusqu’à aller demander de l’aide chez les spécialistes, ce qu’un homme en Orient ne peut faire par honte ou par orgueil ?
Toutes ces questions ont poussées l’Académie Royale des Psychologues en Angleterre à créer une section spéciale pour traiter les problèmes psychologiques chez la femme à l’aide de recherches approfondies et cela depuis 1995.
Quant au magazine américain de la médecine psychologique, il a consacré deux numéros à la relation de la femme avec la psychosomatique qu’elle soit d’ailleurs patiente ou soignante.
La première conférence internationale sur le sujet a eu lieu au sein de l’Institut psychologique en Angleterre en 1970, depuis elle n’a jamais cessé d’avoir lieu. Une conférence internationale sur la femme a eu lieu à Pékin sous l’égide des Nations unies plus tard. Cela, pour essayer d’améliorer la vie des femmes dans un monde gouverné par les hommes. Ce que les orientaux en général reprochent à cette conférence, c’est son alignement sur les valeurs et le mode de vie occidentale sans considération des spécificités sociales orientales.
En plus de ces efforts louables en général, il existe tout un patrimoine lié aux religions et aux civilisations diverses qui réglemente la relation entre les deux sexes, dans la famille, la société et la vie d’une façon détaillée. Nous trouvons par exemple dans le Coran, livre saint de l’islam, une longue sourate nommée la sourate « les femmes », qui réglemente dans presque les détails la question de la femme. D’autant plus que dans le reste du Coran l’on trouve également les moindres détails sur la femme et tout ce qui la concerne dans notre monde. Cela étant, la sunna (tradition du prophète Muhammad) montre par la pratique, l’origine de la femme, le rôle alloué a elle et son influence sur l’ensemble de la société humaine. Malgré tout cela, au moment de la stagnation, sinon la décadence, la majorité des sociétés musulmanes a fuit les règles instituées par le Coran et la sunna en les remplaçant par des lectures fanatiques des textes, ce qui a aboutit à la situation dégradante – exception faite au niveau moral - dans laquelle vie la femme actuellement.
La femme et
la maladie psychologique
Il est communément reconnu chez les spécialistes que la femme est moins exposée aux perturbations psychosomatiques et neurologiques durant son développement avant l’adolescence. En revanche, les études montrent qu’elle représente la majorité de cette catégorie de patients qui nécessite un traitement spécifique.
Toutes les études modernes concernant le sujet prouvent que le nombre de femmes atteintes de perturbations psychologiques ne cesse d’augmenter. Surtout les perturbations minimes et qui sont particulièrement féminines, comme les dérèglements alimentaires qui débouchent soit sur l’obésité soit sur la maigreur, le stresse etc. Tandis que la schizophrénie, l’alcoolémie, la toxicomanie et le tabagisme sont plus un problème masculin. Si la femme est malheureusement plus prédisposée au stresse 2/1 par rapport à l’homme, elle est par contre plus immunisée contre la schizophrénie, et qu’elle est capable de s’en remettre plus rapidement. Selon les dernières études cela est du à une différence génétique qui permet un écart de sensibilité par rapport à certaines maladies.
L’influence
des maladies psychologiques sur la famille
Nous savons que la famille est la cellule sociale la plus importante, vue qu’elle constitue l’unique abri pour les enfants et pour l’époux. Dans les sociétés musulmanes la mère est le cœur battant de la famille et la source principale de la tendresse, de l’amour, de l’altruisme et souvent du sacrifice. Sans elle il ne peut y avoir une véritable famille puisque toutes les valeurs qui maintiennent encor aujourd’hui ces sociétés sont générées par elle et elle seule.
Dans le cas où la maman est touchée, toute la famille en soufre, et sera par là même déstabilisée. Et quand l’un des membres de la famille souffre de quoi que ce soit, la maman encaisse la plus grande partie de cette souffrance. Cela est visible lorsque le mari atteint un âge avancé où il devient dépendant, en cas de toxicomanie des garçons ou d’immoralité des filles – selon la perception orientale -. Mais le plus grand danger apparaît dès que la maman tombe gravement psychologiquement malade, ce qui l’empêche de jouer ce rôle primordial qui lui est attribué dans les cas les plus difficiles. Du fait de l’absence de la maman à cause de sa maladie, toute la famille se déséquilibre, se déstabilise et dégringole. Imaginez la situation de cette famille qui a perdu la sagesse de la maman, sa clairvoyance et sa résolution à résoudre les problèmes. Comment cette maman peut-elle administrer sa maison, gérer ses problèmes et planifier son demain si elle est atteinte par l’une des maladies psychologiques que nous avons mentionnées. Car en effet, toutes ces maladies font perdre à la personne le goût de la vie, l’amour de l’autre et plus encore le sens du sacrifice et du compromis.
C’est pour ces raisons que nous considérons que la maladie psychologique de la maman est une catastrophe à tous les sens du terme et un dégât d’une ampleur inégalée dans l’Orient musulman. Par conséquent, il faut tout faire pour ne pas laisser la situation de cette maman empirer et de la rétablir par la suite pour que les membres de la famille soient rétablis et reviennent à la vie normale.
La violence
contre la femme
La violence contre la femme comporte les deux genres de violence ; physique et psychique. Entre 50 et 70% des femmes dans le monde souffrent de la violence physique à des degrés divers atteignant parfois la mort. Cela en plus de la violence psychique qui est plus large et symbolisée par la négligence des droits, l’ignorance de son être, l’humiliation, l’annihilation, l’assujettissement, la ténacité envers elle, la vengeance, l’ingratitude, etc. Cette violence passive en quelque sorte, provoque plusieurs perturbations psychosomatiques et même physiques pour la femme.
Les hommes du monde entier continuent à frapper la femme, car ils pensent qu’ils sont initialement supérieurs à elle qu’ils le reconnaissent ou non. Et la motivation de ce comportement primitif aberrant est étayée par certains textes religieux mal interprétés ou lus d’une manière fanatique et partiale.
Dans les sociétés musulmanes, par exemple, la majorité écrasante des gens pensent simplement que l’homme est naturellement supérieur à la femme ce qui lui permet - pas seulement - de la priver de ses droits, mais également de la maltraiter. Le problème c’est que la majorité des faqih (savants en droit musulman) permettent la violence physique envers la femme de quel que manière que ce soit. Ils parlent même de certains textes qui vont dans cette direction (nous avons l’exemple de certains imams en France et ailleurs). Mais lorsque nous avons étudiés ces textes, nous les avons trouvés circonstanciés par le spatio-temporel et sans portée générale en réalité. En effet, le premier texte par excellence, c’est le fameux verset de la qawâma numéro 31 mentionné dans la sourate les femmes, qui est, selon nous, mal interprété. En effet, il n’ordonne pas de battre la femme, mais propose d’autres solutions en cas extrême « l’infidélité ». Donc, l’islam a répondu à une urgence, en rectifiant un énorme problème social qu’il n’a nullement créé. Alors, au lieu de laisser assassiner cette femme adultère et de priver les enfants de qui s’occuper deux, il a proposé une série de solutions et la dernière ne constitue qu’une sorte de dissuasion sans plus, ce qui prouve cela c’est les multiples hadiths du prophète qui interdisent clairement la violence contre la femme.
Ce qui nous pousse à affirmer qu’il était interdit de maltraiter la femme, c’est la vie pratique du prophète qui donne un exemple extraordinaire à tous les hommes. Le prophète n’a jamais ni frappé ni insulté une de ses épouses qui étaient nombreuses (12), et qui n’étaient pas très faciles à satisfaire. Et pour répercuter cela dans la vie de ses compagnons, il a dit : « Ne frappez pas les serviteuses de Dieu », « les hommes honorables ne battent pas leurs femmes », « il n’y a que les vils qui battent leur épouses », « le meilleur parmi vous est le meilleur pour sa femme et je suis le meilleur avec mes femmes ». Donc, la règle c’est de ne pas battre les femmes, mais, comme les hommes sont naturellement machos, ils ont préféré inverser la règle et instituer la violence contre les femmes en général et les épouses particulièrement. Le prophète a même était plus loin lorsqu’il a blâmé ce compagnon qui frappait sa femme et lui faisait l’amour en même temps, il lui a dit : « osez-vous frappez vos femmes comme des esclaves le matin et leur faire l’amour le soir ! ».
Si le prophète n’a pas frappé ses épouses, et s’il a interdit de battre les femmes, même avec l’existence du verset en question, il aurait fait une de deux choses. Soit qu’il a transgressé le verset par l’acte et par la parole, ce qui est loin d’être le cas. Soit il a très bien compris l’enseignement divin et s’y est conformé, ce qui est plausible. Dans le second cas tout musulman doit absolument suivre le prophète dans le dessein de s’appliquer à sa sunna. Par conséquent, ceux qui battent les femmes sont hors de toutes les lois ; divines et humaines.
Si l’on parle de la pratique de certains compagnons comme preuve de la légalité de la violence contre la femme, nous répondons par le fait que seul le comportement du prophète est prenable dans des cas similaires. Et Dieu ne nous a pas demandé d’imiter qui que ce soit en dehors du prophète. Ce qui fait que leur argument est nul et insensé. D’autre part, lorsqu’on a demandé à Ibn Abbâs d’expliquer comment frapper la femme, il a montré sa fourchette en bois puis il a tapé sur le dos de son interlocuteur. Peut-on appeler cela battre ! Ou bien Ibn Abbas voulait plaisanter.
Les études et
les recherches
Il n’existe pas de sérieuses études et recherches sur la psychologie de la femme dans les pays musulmans en général. La totalité des efforts dans ces pays se fonde sur des études occidentales ou des observations purement cliniques menées sur place par un personnel ordinaire manquant d’expériences. L’importance se fait ressentir pour installer des centres spécialisés pour les recherches et les traitements psychologiques féminins. Cela doit requérir toute l’attention des autorités et des spécialistes de la même manière que les centres de recherches sur la psychologie de l’enfant et ceux des personnes âgées. La recherche dans ce domaine ne peut pas avancer si des centres dérivés et des annexes et des sections dans tous les pays arabes et musulmans ne sont pas installés. Raison pour laquelle nous lançons un appel aux responsables dans ces pays pour assumer leurs responsabilités dans ce domaine.
La femme
dans le Coran et la sunna
Le Coran a mentionné la femme à plusieurs occasions :
Dans la sourate les femmes 1, 19, 34 : « ô gens ! Craignez votre seigneur qui vous a créé d’une seule âme et d’elle il a créé son pair » et « et cohabitez avec elles dans la bienveillance, si vous les détestez, peut être vous détestez quelque chose dans lequel Dieu a mis beaucoup de bien » et « les hommes ont plus de responsabilité par rapport aux femmes, grâce au mérite que détiennent les uns vis-à-vis des autres, et à cause des dépenses qu’ils font de leurs avoirs ».
Les Romains 21 : « parmi ses signes, Il vous a créé de vous-mêmes des épouses pour y trouver sérénité, et Il a installé entre vous de l’amour et de la miséricorde ».
Le prophète dit :
« Soyez bienveillants envers les femmes… » Bukhâry et Muslim.
« Le croyant ne froisse pas la croyante, car s’il déteste ses défauts qu’il considère ses qualités » Muslim.
« Les meilleure croyants ce sont les plus nobles en comportement, et les plus nobles parmi vous doivent l’être envers leurs femmes » Tirmidy.
« Je n’aimes de votre monde que les parfums et les femmes et je trouve mon bien être dans la prière ».
« Les meilleurs parmi vous ne battent pas leurs femmes »
« Il ne bat sa femme qu’un vil ».
L’abus
sexuel de la femme aux temps modernes
Il existe deux sortes d’abus sur la femme :
1) L’abus physique qui se concrétise dans l’exploitation du corps de la femme tantôt par les vidéo-clips, les films pornographiques et érotiques, l’exhibitionnisme généralisé, le cinéma, la publicité. Pire encore, l’esclavage sexuel moderne favorisé par les riches et qui utilise le sexe des pauvres du Sud ou de l’Europe de l’Est ou même de l’Amérique latine comme étant un produit de consommation favori.
2) L’abus de droit qui est plus visible en Orient en général et qui se réalise dans le mépris, l’enfermement, l’assujettissement et l’annihilation de la femme,…etc.
Les
obstacles des traitements psychologiques
Malgré le fait que la femme soit prédisposée à accepter l’idée de la maladie psychologique, le traitement adéquat, son courage à demander de l’aide, sa ductilité à suivre les conseils, sa capacité à guérir dans un temps cours, il existe devant elle plusieurs obstacles qui lui rendent la tache très difficile. Ces obstacles ne sont toujours pas raisonnables :
a) le manque d’une véritable culture médicale dans les familles musulmanes, ce qui les pousse à ne pas reconnaître la maladie de la femme en générale.
b) L’abus d’autorité maritale qui
empêche la femme de sortir consulter sans la permission de son mari ou de sa
famille.
c) La propagation des charlatans et des
guérisseurs qui remplacent souvent les médecins normaux modernes, ce qui
favorise la culture du métaphysique et la croyance à l’influence des djinns,
des sorciers et de l’œil.
d) La négligence des problèmes
psychologiques provoque des symptômes physiques incurables.
e) L’esprit de vengeance chez la
majorité des musulmans quand la perturbation psychologique débouche sur un
problème moralement équivoque comme la consommation de la drogue, la
prostitution, la fugue, l’infidélité, le stresse, l’extravagance ou la
schizophrénie.
f) La peur du chantage pendant le
traitement.
g) Le manque de cliniques adéquates à
l’accueil de la femme pendant toute la période de traitement psychosomatique.
Les troubles
psychologiques chez la femme
Les troubles du sicle menstruel : ces troubles touchent environs 40% des
femmes, 2-10 parmi elles nécessitent une aide médicale. La culture religieuse a
de l’influence sur ces perturbations, positive ou négative soit-elle, suivant
la connaissance de la femme concernée. La possibilité des soins psychologiques,
médicales et sportifs est difficile pour les raisons susmentionnées.
Les troubles de la grossesse : l’aspiration à la grossesse, le lien affectif
entre la maman et le fétus, la psychologie du mari pendant la grossesse de sa
femme, l’influence directe de la grossesse sur la relation maritale et sur le
comportement sexuel, les troubles psychiques pendant la grossesse comme la
fragilité affective, les nausées, la peur d’une fausse grossesse, etc.
Les troubles psychologiques après
l’accouchement : 50% des
femmes sont touchées d’amertume juste après l’accouchement, elles pleurent,
s’énervent, s’ennuient, etc. Dans ces cas le soutient familial est en or. S’il
est immédiat et constant tous ces symptômes disparaissent avec le temps. La
psychose d’après l’accouchement atteint de 1-2/1000 femmes. 05% des femmes
nouvellement accouchées se suicident sous l’effet de la psychose. 04% tuent
leurs bébés. Cela montre que 09% des cas véhiculent le danger de la mort pour
la maman ou pour le bébé. Cliniquement parlant, la psychose qui suit
l’accouchement ressemble fort à la perturbation affective ambivalente et
provoque les mêmes effets que les crises d’angoisse. On pense que ces
transformations arrivent juste après l’accouchement à cause du changement dans
les hormones, ou à cause de la pression psychophysique, ou à cause de la
toxicose de la grossesse ou à cause d’autres éléments psychosociaux. Lorsqu’on
arrive à déceler les symptômes il faut immédiatement travailler sur le problème
d’une manière urgente pour prévenir tout aggravement de la situation. Dans des
cas pareils, il faut ramener le malade à l’hôpital ou à la clinique pour lui
donner certains médicaments de premier soin comme les anti-stresses ou anti-psychoses.
La femme stérile :
Les études prouvent que la femme est
responsable à 60% en cas de stérilité et l’homme endosse les 40% restant. Et
pourtant l’on considère, socialement, que la femme est seule responsable de sa
stérilité. Par d’autres études on a montré que pour 80% des cas de stérilité,
il n’existe aucune motivation organique qui l’explique. Plusieurs facteurs psychologiques
en sont la cause. Par exemple, le désaccord dans le couple déstabilise le fonctionnement
des hormones féminines, provoque la contraction de l’utérus et la rétraction
des vaisseaux sanguins, etc.
La lutte psychologique de la femme quand il
s’agit de se rapprocher de son mari et avoir des relations sexuelles avec lui,
ce qui la pousse à déconsidérer cette relation ou du moins la marginaliser à
cause du préjugé négatif préalable qui accompagne cette relation. Ce rejet
psychologique de la relation sexuelle provoque chez la femme parfois des
enzymes tueuses qui détruisent le spermatozoïde et par conséquent cela allonge
la période de stérilité ou l’éternise.
D’autres éléments contribuent également à la
stérilité comme l’usurpation d’une attitude masculine hostile, la personnalité
féminine immature biologiquement et psychologiquement, la froideur
psychologique qui provoque la diminution de la libido et donc, de la production
hormonale faible. L’appropriation du rôle de la maman vis-à-vis d’un époux négatif,
paresseux et négligeant, l’hésitation quant à la procréation, l’empressement,
parfois, d’avoir une grossesse précoce dans laquelle les ovules sont mis à
disposition avant l’heure, les chocs nerveux fréquents qui provoquent la
contraction violente de l’utérus, ce qui cause des déchirures dans sa paroi
intérieure, des perturbations dans les trompes, les vaisseaux sanguins et le
col de l’utérus. L’excitation répétée sans assouvissement par l’acte sexuel
provoque la congestion, le dessèchement et la conglutination du col de l’utérus,
raison pour laquelle le prophète recommande « ne pas se retirer lors
d’assouvissement sexuel, mais attendre que sa compagne soit assouvi ».
La crise de la quarantaine
Cette crise touche la femme au début de la
quarantaine, peu avant parfois. Cela arrive lorsque les enfants grandissent et
deviennent indépendant et quand le mari passe la plupart de son temps au
travail. Le fait que la femme se trouve seule la pousse aux souvenirs
émotionnels du passé. Elle ressent à ce moment-là une énorme tristesse
provoquée par un sentiment profond qui lui suggère qu’elle a perdu beaucoup de
chose. Des remords, des regrets, des blâmes, des reproches, etc.
Souvent, elle regarde son mari comme étant ce
prince de rêve qui ne l’est plus actuellement puisqu’il ne s’occupe plus d’elle
comme à l’accoutumée. Ces enfants qu’elle a élevés dans son giron, et pour qui
elle a tant souffert la quittent pour une autre femme avant même de concrétiser
ses ambitions. Elle s’incline également vers une jeunesse ratée, une beauté abîmée
et un futur inconnu, inspirant la peur et la méfiance. C’est vrai qu’il y a des
femmes qui acceptent la réalité et considèrent par là même qu’elles ont réussi
leur parcours de mamans remarquables, de fonctionnaires dévouées aux travail,
d’épouses sincères et capables. Et cela relève d’une connaissance de leurs
êtres et d’une valorisation de la période cruciale qu’elles traversent. Tandis
que d’autres demeurent dans les émotions que nous avons évoquées.
Mais d’autres encore essayent de cacher tous
les sentiments précédemment évoqués pour paraître dans une condition de force
devant la famille ou dans l’entourage qui n’a pas encore ce genre de culture
qui permet d’accepter et de croire en l’existence de cette catégorie de
problèmes et qu’ils relèvent d’une étape tout à fait naturelle. Cet étouffement
des problèmes provoque des symptômes psychophysiques et parfois anatomiques
visibles. D’autres femmes préfèrent l’isolement et se réfugient dans la
spiritualité dans l’espoir de s’élever sur l’échelle de la foi en Dieu et de se
transcender au-delà des désirs humains, naturelles soient-ils. Nous connaissons la vie de Rabia Adawiya
qui faisait sa retraite spirituelle définitive et qui préférait le
compagnonnage de Dieu quand elle lui disait :
Je
t’aime de deux amours ; d’un amour de passion et d’un amour que tu as bien
mérité
Celui que tu as mérité c’est de m’avoir occupé de l’invocation de toi
sans autrui
Quant
à celui de la passion, c’est lorsque tu t’es dévoilé jusqu’à ce que je t’aie
contemplé
Je ne possède ni le premier amour ni le second, mais à toi le mérite de
celui-ci et de celui-là.
On racontait qu’elle a refusé des princes et
des gouverneurs prétendants et préférait Dieu à tous. Une autre catégorie de
femmes se confirme dans le travail, les activités sociales et économiques pour
montrer sa capacité, sa force et sa crédibilité, donc, le sentiment d’échec
s’est transformé en réussite. D’autres femmes tombent dans un engrenage de
sentiment enfantin aigue, et réagissent par là même comme des adolescentes
irresponsables en s’habillant, en perlant et en marchant de la même manière.
Lorsque la crise est forte, elles commettent ce
qu’elles n’ont pas commis durant leur jeûne âge, c'est-à-dire l’adultère, ce
qui perturbe énormément les liens familiaux si ces liens restent après un tel
comportement. Il y en a d’autres qui tombent facilement psychologiquement malades
et subissent des tas de maladies mentionnées plus haut.
Nous disons à toutes ces femmes que le remède
réside dans la prédisposition à se faire soigner avant d’atteindre des étapes incontournables,
et d’accepter les périodes passées et à venir de sa vie en les considérant
comme étant inéluctables pour tout un chacun. Il est aussi important que la
femme comprenne que la vie n’est pas seulement les enfants et l’époux, mais
également tendre vers des finalités personnelles et des activités associatives
pour sortir de la routine de la vie quotidienne.
Le renforcement de la relation verticale avec
Dieu est d’une importance primordiale, puisque cette étape rapproche plus les
gens de Dieu. En effet, se sentir proche du créateur inspire la sérénité et le
calme et par conséquent l’épanouissement spirituel. L’époux, les enfants et la
famille doivent êtres plus que jamais présents pendant ces moments cruciaux.
Sinon les traitements psychologiques sont importants et s’imposent d’une
manière inévitable.
Les crises de peur
Cette situation se caractérise par un séisme
psychologique fort, provoquant un sentiment d’étouffement soudain,
l’augmentation ou l’abaissement des battements du cœur, une froideur et des
fourmillements aux extrémités, de la transpiration, de la faiblesse dans les
membres supérieurs et inférieurs, le déséquilibre et les chutes, tout cela se
termine souvent par une amnésie. Cette situation pousse la femme fréquemment à
accourir vers l’hôpital le plus proche, après consultation il s’avère qu’elle n’a
rien. Malgré cela, elle reste dans l’inquiétude par peur de récidive, ce qui provoque
la tristesse et l’angoisse chez elle. C’est avec des doses de calmants pour récupérer
la sérotonine, ou avec un médicament relaxant, et avec un traitement
psychologique approfondi les choses vont évoluer vers le mieux.
Après la ménopause
A cause de la baisse du niveau des hormones
féminines (œstrogènes) des symptômes psychologiques apparaissent, comme l’angoisse
et l’anxiété qui seront accompagnés par des perturbations physiques. Les
bouffées de chaleur suivies par la transpiration, la fièvre et les maux de têtes
marquent cette étape d’âge. Il existe également d’autres signes révélateurs,
comme l’irrégularité dans l’appétit et le sommeil. Parfois tout se passe dans
de bonnes conditions et presque normalement, mais souvent cela provoque
l’intervention des médecins et des psychologues pour améliorer la situation des
patientes. Il est important de signaler que le traitement par les calmants et
les relaxants n’améliore que le coté physique et non jamais le coté psychologique
et par conséquent l’intervention du psychologue est nécessaire.
La femme et l’angoisse
Il est communément reconnu chez les
spécialistes que la femme est généralement plus touchée par l’anxiété que
l’homme, à savoir par un taux de 2/1. Parmi les causes que l’on mentionne,
c’est sa nature émotionnelle, les expériences d’attachement fort et des pertes
des êtres chers, les métamorphoses biologiques constantes, le travail
continuel, ou même l’ensemble de ces facteurs qui l’influence de manière forte
et incoercible.
Les dérèglements psycho physico somatiques
La souffrance se transforme inconsciemment en
des symptômes physiques pour acquérir la justification plaignante et donc, le
traitement et l’aide. Surtout dans des sociétés où l’on ne reconnaît aucune
souffrance psychologique, et si cette souffrance est visible on l’assimile
rapidement à une faiblesse de la foi ou dans la personnalité. En effet, lorsque
la femme intériorise des souffrances pour les raisons mentionnées, l’anatomie
joue le rôle du plaignant et montre des signes révélateurs comme étant un cri
d’alarme et un appel à l’aide adressé à ceux qui sont concernés de près ou de
loin.
La femme isolée :
1) La femme divorcée : la souffrance de cette catégorie de femmes est
de multiples facettes ; la première souffrance vient du divorce qui est
l’interruption de la vie du couple. La seconde est causée par l’opinion que se
fait d’elle la société orientale conservatrice, (arabo musulmane), et qui la
considère comme une femme ratée et incapable. La troisième la considérant comme
étant une perverse, sinon risque de l’être puisque le concept de femme son mari
n’existe presque pas dans ces sociétés. Une autre souffrance plus intense
encore, même lorsqu’elle est limitée au niveau individuel, et qui se rattache
au besoin sentimental, émotionnel et sexuel et que personne n’est capable de le
comprendre, d’autant plus que la femme ne peut en aucun cas le révéler sous
peine d’être traitée de tous les maux. Une souffrance vient couronner le tout
et qui concerne directement l’éducation des enfants, le cas où le mari les lui
laisse, ou le manque de ces enfants quand ils vivent avec leur père. Dans ces
sociétés, il n’existe aucun moyen d’aide sérieux, sauf ce que les parents lui
accordent comme nourriture, habitat ou regard de piété. Et le problème est
autant plus dur pour celle qui se marie que celle qui se sacrifie pour élever
ses enfants puisque dans les deux cas, cette femme est une personne non grata.
Pour toutes ces raisons, il faut que les mentalités évoluent dans le dessein
d’accepter cette catégorie de femmes qui non rien à avoir avec ces traditions
ancestrales souvent anti-islamiques.
La femme veuve
L’ensemble de la société considère ce genre de
femmes comme étant morte et sans sentiments ni besoins charnel. Cette vision
négative des choses est véhiculée dès que le mari meure et elle s’accentue si
la femme pense à s’occuper d’elle-même et essaye de concrétiser les besoins
ressentis. C’est pour quoi il faut que toute la société change de mentalité
pour accepter cette réalité tangible concernant ces femmes.
Ces catégories de femmes tombent souvent dans
le stresse et l’angoisse sans que personne ne s’en rende compte. La société
considère que cela est normal puisqu’il y a de quoi s’attrister ; la perte
d’un proche surtout en l’occurrence du mari.
La femme du voyageur
A cause de la précarité économique plusieurs
maris partent à l’étranger à la recherche du travail. Durant la période
d’absence la femme reste souvent à la maison, seule ou avec les enfants. Dans
le premier cas, elle souffre de la solitude et se sent complètement abandonné
surtout quand cette séparation se produit au début du mariage. Dans le second
cas, elle souffre devant l’incapacité de maîtriser les enfants surtout à l’âge
d’adolescence. La femme dans ce dernier cas, petit à petit, perd sa féminité en
faveur d’une masculinisation du comportement, ce qui étouffe ses besoins
sentimentaux et émotionnels.
En effet, cette situation lui est imposée vue
les conditions de sa vie solitaire, loin de la solidarité et l’entraide familiales
et si elle n’adopte pas ce comportement elle risque de perdre le contrôle de sa
famille et d’elle-même pour tomber dans l’inconvénient, ce qui sera
impardonnable de la part de sa famille et de la société entière. Cette
situation ne concerne pas seulement un petit nombre de famille mais des
millions de familles arabes et musulmanes qui sont abandonnées juste après le
mariage et que rien ne lie le mari à sa femme et ses enfants que le mois de
vacance qu’il passe chaque année avec eux ou les quelques appels téléphoniques
qui ne suffisent même pas à rassurer les famille sur leurs présent et leurs
avenir.
Dans des cas pareil le divorce est inéluctable
puisque après ce rare retour du père dans la famille, il se trouve étranger aux
coutumes et aux habitudes de sa femmes et ses enfants, ce qui influence
négativement la relation entre les membres de la famille pour déboucher sur la
séparation définitive qui augmente les maux de cette famille doublement
abandonnée.
Les conseils et les propositions
· L’instauration de centres de
formation de psychologie féminine islamique pour trouver une alternative.
· Orienter les musulmans au domaine
de la psychologie en général et donner la touche islamique de la discipline.
· L’organisation de stages de
psychologie islamique en invitant les psychologues musulmans.
· La sensibilisation des médecins,
des génécologues, des psychologues aux problèmes de la perturbation
psychologiques de la femme et l’importance de l’orienter dans la bonne
direction.
· Le respect des spécificités
psychologiques de la femme musulmane et les dangers qui la guette d’une
mauvaise orientation.
· La formation d’associations
islamiques pour aider à trouver l’orientation nécessaire aux musulmanes.
· La constitution d’associations
pour le compagnonnage des femmes fragiles à cause des problèmes familiaux et
psychologiques.
· La rectification des faux
concepts que se font les gens de la femme, que ce soit chez les musulmans ou
les non musulmans.
· Introduire le concept islamique
de la psychologie féminine pour arriver à reconsidérer la femme en tant qu’âme
avant d’être corps.
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22 juin 2006
La femme musulmane réalité et perspective
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Ce qu'a donné l'islam à la femme
Au delà d'un monde écrasé par des préjugés, des traditions archaïques, de faux slogans et surtout d'exitation de la peur et la haine contre l'islam et les musulmans. C'est pourquoi j'ai prix un engagement moral pour déffendre la vérité d'ou qu'elle vienne, et de montrer que ce que l'on pense des autres ce n'est pas toujours vrai, plus particulièrement lorsqu'il s'agit de la civilisation musulmane qui a donné à l'humanité dans tous les domaines de la vie, et qui a contribué aux sciences et au progrès pendant près de 10 siècles.
Je voudrais montrer aussi qu'il ne faut attribuer à l'islam ce qui découle non pas de son message mais des modes de vie et des traditions coutumières méllinaires du proche-orient, antérieures et extérieures à la révélation du coran.
Le Coran a parlé aux peuples arabes dans leur langues, au niveau de leur capacité intellectuelle, pour que le message soit compris et entendu. Les arabes du VIIe siècle avaient une tradition patriarcale extrêmement dominante, comme tous les peuples sémétiques de la région d'ailleurs, et surtout la lignée des hébreux qui eux consacraient l'infériorité fondamentale de la femme en l'occurrence celle du christianisme de Saint-Paul profondément misogyne et celle de la péninsule arabique avec sa tradition tribale de la domination du mâle.
je suis obligé à ce stade de rappeler à mes chers lecteurs la situation de la femme dans la société grecque et romaine lorsqu'un auteur grec écrivit: "il nous faut des épouses pour nous donner des enfants, des concubines pour nous cajoler, et des courtisanes pour nous distraire.". la décadence romaine et le chaos qui l'ont suivi, en Occident, pendant l'avènement de l'islam en était encore pour la grande majorité de la population, à ce stade.
Dans l'Arabie préislamique il fut fréquent de tuer les petites filles dès leur naissance, lisez si vous voulez le verset qui relate cette réalité: "lorsqu'on annonce à l'un d'eux la naissance d'une fille, son visage s'assombrit, il suffoque, il se tient à l'écart loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé, va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l'enfuira-t-il dans la poussière? Leur jugement n'est-il pa détestable?"
C'est dans ce contexte de l'histoire qu'il faut situer le propgrès que générait le message de l'islam.
De l'éducation de la femme en islam
L’orientation prophétique va jusqu’à son extrême limite lorsqu’elle impose l’éducation de la femme musulmane. Mais, aujourd’hui et malgré l’évidence de ce principe chez l’ensemble des musulmans, beaucoup préfèrent l’écartement de la femme de la vie sociale.
Pour
étayer ce droit, il suffit de lire ce que dit le Prophète à ce sujet :
«la quête de la science est une obligation pour tout musulman et toute
musulmane» (1)
.
Dans une équité totale, les textes qui incitent à la science
s’adressent autant à la femme qu’à l’homme : «Lis au nom de ton
seigneur qui créa. Créa l’Homme d’un caillot de sang. Lis et ton
seigneur est le plus généreux qui a enseigné à l’aide de la plume (qalam). Il a enseigné à l’homme se qu’il ne savait pas » (2)
,
«Est- ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion,
prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la
miséricorde de son Seigneur... Dis : Sont-ils égaux, ceux qui savent et
ceux qui ne savent pas ? Seuls les doués d’intelligence se rappellent.»
(3)
.
«Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils
commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la
prière, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à son messager.
Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et
Sage.» (4)
Le Prophète dit : «il n’appartient à ma communauté qu’un savant ou un étudiant » (5)
, «Les anges plient leurs ailes devant l’étudiant approuvant ses actions» (6)
.
Nous ne voyons pas comment la femme peut-elle sortir de la portée générale de ces textes, comme le prétendent certains ? Nous essayons d’exposer ici les preuves des opposants de l’émancipation de la femme, malgré leur marginalité dans le monde musulman. La pensée de ce courant marginal dans l’islam fut représentée par le gouvernement taliban en Afghanistan. Leur première caractéristique était de priver la femme musulmane de participer à la vie sociale, la cantonner dans les maisons et la couvrir entièrement y compris son visage.
Parmi les preuves qu’ils utilisent pour étayer leur but, ce qu’on a rapporté de Aïcha que le Prophète (e)
a dit : «Ne permettez pas aux femmes d’habiter dans des appartements,
empêchez-les d’apprendre l’écriture, et apprenez-leur la sourate la
lumière et comment tisser la laine » (7)
.
Le grand commentateur Qortobî a mentionné ce texte en l’attribuant à la
mère des croyants Aïcha sans toutefois désigner la source de laquelle
il l’a rapporté, ce qui prouve son insignifiance auprès des gens du
savoir. De même est ce qu’a rapporté Tirmidî que le Prophète a dit à
Maymûna ou à Umm Salama : «Couvrez-vous, d’Ibn Umm Maktûm ! Il est
non-voyant disaient-elles ! L’êtes-vous ? Ne le voyez-vous pas ? ». Les
adversaires de la femme tirent de ce texte les enseignements suivants :
1. l’obligation du hijâb pour la femme même lorsque personne ne la voit.
2. l’interdiction à la femme de voir les hommes.
3. l’interdiction à la femme de sortir de chez elle.
4. l’interdiction à la femme de sortir pour son instruction.
La
vérité, c’est que ce texte contredit plusieurs autres sur le même
sujet, en plus de la pratique prophétique qui prouve tout à fait le
contraire, à savoir qu’il a permit à Fatima bint Qays de passer la
période de viduité chez un homme aveugle : «Passe ta viduité chez Ibn
Umm Maktûm où tu peux poser tes vêtement sans qu’il ne te voit, car il
est aveugle » (8)
.
Ils osent facilement déduire de l’ensemble de ces textes que l’homme est obligé de se couvrir pour ne pas paraître devant le regard des femmes, ce qui signifie un dérangement énorme qui n’a jamais été approuvé même par les plus radicaux de l’islam. C’est pourquoi nous pensons que le Prophète ne saurait tenir des propos aussi dépourvu de sens que ceux-là, d’autant plus qu’il était envoyé pour alléger le fardeau de la femme et non pas pour l’accabler.
On a rapporté également un autre texte dans lequel le Prophète (e)
aurait répondu à celui qui l’interrogea sur la meilleure posture pour
la femme : «Qu’elle ne voit personne et que personne ne la voit» (9)
.
Il faut remarquer que la pratique prophétique était contraire à cet
enseignement car la femme participait aux festivités publiques aux coté
de l’homme, à partir des cinq prières quotidiennes jusqu’à aux affaires
commerciales dans les marchés avec les hommes. Cela est étayé par les
versets suivants : «Leur Seigneur les a alors exaucés disant en vérité,
Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme
ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui ont émigré,
qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans
Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes
pour expiées leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les
Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la
part de Dieu. Quant à Dieu, c’est auprès de Lui qu’est la plus belle
récompense.» (10)
Le verset est clair sur la contribution de la femme dans l’émigration, la défense de la patrie et tout ce qui en dépend. Nous savons pertinemment que cela ne peut se réaliser qu’en présence d’un code qui réglemente les droits de la femme, lui permettant entre autre, de participer à la vie sociale, d’acquérir les connaissances nécessaires à de telles activités. Lesquelles activités ne s’apprennent aujourd’hui que dans des institutions ; telles les universités, les écoles et les collèges. Cela montre à quel point la responsabilité de la femme musulmane aujourd’hui n’est pas une responsabilité de dépendance, mais bien une responsabilité d’autonomie, de parité et de contribution directe.
Il
faut avoir le courge de dire que la responsabilité de la femme vis à
vis de l’homme et similaire à celle de l’homme vis à vis de la femme
sans aucune discrimination. En effet, lorsque le Coran dit : « Les
croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils
commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la
prière, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à Son messager.
Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et
Sage. » (11)
Il enseigne que l’alliance et la solidarité mentionnées concernent les
deux sexes à part égale et que l’homme n’a pas à considérer qu’il est
supérieur à la femme.
Il est pertinent que le mal et le bien sont distincts grâce à la connaissance qu’on se fait de leurs concepts, et qu’une personne ignorante ne peut certainement pas faire la part des choses dans ce domaine délicat. Etre informé des détails du bien et du mal et s’acquérir les moyens de soutenir le premier et combattre le second, nécessite la science et le bon sens, du fait que toute action dans cette direction relève d’un message à communiquer et d’une mission à accomplir.
Certes ces textes soutenant la femme dans ses démarches quotidiennes, constituent une incitation et un grand encouragement pour qu’elle puisse aller rechercher la science et apprendre toute sorte de connaissance au même titre que l’homme. Mais cela lui fut acquit durant l’apogée de la civilisation musulmane, car à l’époque il n’y avait pas de discrimination dominante à son égard comme le cas de nos jours malheureusement.
Nous avons trouvé, au cours de nos recherches des noms de femmes savantes, que l’un des grands chroniqueurs du hadîth Ibn Hajar ‘Asqalânî (m 852/) a écrit un livre avec les noms des savants du 1, 2, 3 siècles de l’hégire. Parmi eux il a noté 824 femmes qui ont participé dans l’ensemble des domaines scientifiques de l’époque. En plus le livre n’est qu’un résumé au 4e degré, ce qui signifie qu’il a été résumé 4 fois de suite et que par conséquent des dizaines de femmes sont tombées au fur et à mesure que le travail s’opérait. Ce travail statistique reste unique en son genre si l’on sache que pendant les 6 siècles suivants on ne recensait aucun travail de la même nature.
Il faut remarquer qu’aucun traditionniste n’a réfuté un seul hadîth provenant d’une femme traditionniste (muhadditha), ce qui explique la confiance dont jouissaient les femmes du hadîth (12)
. L’imâm Dhahabî rapporte : « on n’a jamais enregistré de mensonges dans la transmission féminine » (13)
. Cela représente un témoignage très valorisant, car Dhahabî est connu dans le milieu du hadîth
par son intransigeance. Il y avait des femmes exemplaires qui furent
des phares dans la nuit de la décadence communautaire. Aïcha, la femme
du Prophète (e) -qui a le mérite du grade social de « mère des croyants » malgré son jeune âge- « accueillait les compagnons du Prophète (e)
à chaque fois qu’ils le demandaient, que ce soit pour une question
scientifique ou autre » disait son élève Masrûq. Quant à Ahnaf Ibn
Qays, un des plus éloquents arabes, il a dit : « j’ai entendu les
discours d’Abû Bakr, de ‘Umar, de ‘Uthmân et celui de Alî mais le
meilleur était celui de Aïcha ».
Ce
qui montre sans aucun doute que Aïcha avait l’habitude de prononcer des
discours devants les hommes de son époque sans avoir peur, puisqu’elle
estimait qu’elle était dans son droit. ‘Atâ’ Ibn Abî Rabâh déclarait :
« Aïcha était la plus savante, la plus lucide, et la plus respectée
parmi la foule » (14)
.
Si Aïcha avait ce rang, c’est parce qu’elle a pris l’initiative par
elle-même sans attendre les faveurs des hommes et c’est ce que doivent
faire les musulmanes de nos jours. Aïcha seule avait plus de cent
étudiants hommes dans son école, chacun a apprit d’elle la science
qu’il voulait, comme le hadîth, le tafsîr, le Coran etc. Parmi
ces étudiants l’on trouve Ibrâhîm Taymî, Tâwûs, Cha‘bî, Sa‘îd Ibn
Musayyib, Sa‘îd Ibn ‘As,…etc. (15)
des gens qui n’ont aucun lien parental avec elle et pourtant elle leur a enseigné.
Cette
initiative a été prise par une femme qui avait sa place dans la société
et au moment où les gens n’avaient pas encore des arrières pensées
contre la femme et avant que les générations déliquescentes n’arrivent
et emprisonnent la pauvre femme dans le harem ne faisant d’elle qu’une
servante bien obéissante pour détresser le mâle dominant ; l’homme.
‘Urwa Ibn Zubayr a dit : « j’ai accompagné Aïcha pendant un certain
temps et je n’ai jamais vu d’aussi instruit au sujet des circonstances
de la révélation, des statuts juridiques, de la sunna, de la poésies,
de l’hagiographie, de la physionomie, de la justice et de la médecine »
(16)
.
Aïcha était une femme exceptionnelle grâce à son intelligence, son bon sens, son amour de la liberté, son courage dans la fatwa. Elle avait contredit plusieurs compagnons, leur rectifiant une partie de leurs opinions juridiques et leur a souvent proposé ses avis. Cela a poussé l’imâm Soyôtî de compiler toutes ces questions dans un livre intitulé «al-içâba fi istidrâkât ‘Aïcha alâ al-çahâba » et l’imâm Zarkashî un livre intitulé : «al-ijâba li irâd ma istadrakathu Aïcha alâ al-çahâba ».
Dans ce livre l’auteur mentionne 59 questions sur lesquelles elle a contredit plus de 23 compagnons savants. on trouve d’entre eux ‘Umar Ibn Al-Khattâb, ‘Alî Ibn Abî Tâlib, Abû Hurayra et Ibn Abbâs, ainsi que d’autres. Cela révèle la forte personnalité de cette femme et sa probité scientifique ainsi que la liberté d’expression qui régnait dans les sociétés de l’islam matinal à tel point qu’on avait le droit de contredire les meilleurs compagnons, d’objecter contre leurs opinions et de dire ce que l’on pensait sans craindre la répression et le terrorisme intellectuel. Un terrorisme, qu’exercent certains courants doctrinaux dans les pays de l’islam aujourd’hui.
Certains savants contemporains ont procédé à une recension des étudiants de chaque grande savante parmi les femmes des compagnons et ils ont dressé le tableau suivant :
Aïcha bint Abî Bakr avait 299 étudiants dont 67 femmes.
Umm Salama bint Abî Umayya avait 101 étudiants dont 23 femmes.
Hafça bint Umar avait 20 étudiants dont 3 femmes.
Asmâ’ bint Abî Bakr avait 21 étudiants, dont 2 femmes.
Hajîma Al-Wasâbiyya avait 22 étudiants, tous des hommes.
Asmâ’ bint ‘Umays avait 13 étudiants, dont 2 femmes.
Ramla bint Abî Sufyân avait 21 étudiants, dont 3 femmes.
Fâtima bint Qays avait 11 étudiants, tous des hommes.
Malgré l’insignifiance de ces statistiques par rapport au grand nombre des femmes savantes et actives dans le domaine scientifique, il montre néanmoins la présence de la femme dans la vie sociale à une époque donné dans l’histoire de l’islam.
Mais l’argumentation par excellence des détracteurs de la femmes musulmane repose sur ce que les juristes appellent la règle « l’obstruction aux prétextes ou sadd al-darâ’i‘ », à savoir que, selon eux, l’incorporation de la femme dans la vie quotidienne au niveau de l’éducation, constitue une tentation vis à vis des hommes. Nous, nous opposons totalement à cette généralisation pour vu que la tentation existe même en l’absence de la femme du domaine de l’éducation, et que la question est purement éducative, en conséquence, la femme qui sort et apprend les différentes connaissances et mieux protégée que celle qui reste victime d’une ignorance imposée par les hommes. Nous ne voyons pas comment une femme non instruite peut-elle être au niveau de son message et capable de communiquer sa mission dans une société qui la considère comme étant un danger réel. Est-elle vraiment capable d’éduquer ses enfants, si cela était son unique tâche ?
(1) Tabarânî, Ibn ‘Adî, Bayhiqî, cf. Imâm Qârî, sharh Musnad Ahmad.
(2) La discussion 11.
(3) Les groupes 9.
(4) Le repentir 71.
(5) Kanz al-ummâl, 28804.
(6) Tirmidî 2823.
(7) Qurtubî al-jâmi‘ la sourate La lumière.
(8) Muslim, talâq 2709.
(9) Kanz 46012.
(10) Le repentir 195.
(11) Le repentir 71.
(12) Cf. nayl awtâr, 8/122.
(13) Dahaby, mîzân i‘tidâl, muqaddima.
(14) Cf. Soyôtî, durr manthûr commentaire de la sourate al-tûr verset 26.
(15) Dahabî, Siyar aalam nubalâ, 2/140.
(16) Siyar a‘lam nubalâ’, 2/183.
L’islam ne considère pas la femme comme étant faible intellectuellement et déficiente religieusement ?
Les
coutumes et les traditions ancestrales constituent la source principale
de cette vue. Elles ont un concept bas de la femme. Cette vision ne
peut être attribuée à l’islam du fait qu’elle ressemble plus que jamais
à la vision que se faisaient les antéislamiques «jahiliyyûn» de
la femme peu avant l’islam. En revanche l’islam a libéré la femme de
ses oppresseurs, des coutumes et des usages traditionnels inhumains et
de tout ce qui pouvait la rabaisser à un niveau inférieur à celui de
l’homme. Malheureusement, toutes ces pratiques ignorantes et inhumaines
ont reprises le dessus de la société lors de la décadence et la
régression sociale, politique et économique des derniers siècles. Certes,
la rapidité des conquêtes de l’islam au niveau spatio-temporel a forcé
en quelques sortes les talents de la civilisation musulmane. Laquelle
civilisation fut maladroitement digérée et donc, mal appréciée par ceux
qui ont embrassé la religion sans vraiment comprendre le message
universel qu’elle véhicule. Des
peuples entiers sont rentré dans l’islam avec tout leurs héritages
culturels, usages coutumiers et pourquoi pas leurs préjugés vis-à-vis
de la femme. Par conséquent cette rapidité de progression au niveau du
temps et de l’espace n’a pas ou a peu donné la possibilité à
l’éducation spirituelle de faire son effet dans les âmes et les cœurs.
Il n’est pas difficile de savoir que les coutumes ancestrales sont plus
encrées dans les mémoires des peuples que les nouvelles valeurs
apportées par les religions. Nous
pensons que la militarisation de l’islam à des époques diverses dans
son histoire, sur le plan extérieur et intérieur a occupé les forces
vives de la communauté et ne leur a pas donné les moyens pour
débarrasser les nouveaux musulmans de leurs coutumes anciens à l’aide
d’un système éducatif poussé. Cela se faisait ressentir
particulièrement pendant les dynasties Mamlouk et Ottomane. D’autant
plus qu’une lecture erronée des textes parlant de la femme à une
période spécifique a vu le jour dans ce climat d’oppression militaire
et intellectuelle généralisée. Certes,
lorsqu’on arrache des textes - authentiques soient-ils - à leur
contexte historique, l’on aboutit effectivement à une lecture fixée sur
la lettre et non pas éclairée par l’esprit de l’énoncé. Ce qui défigure
énormément les enseignements amenés par ces mêmes textes. Cela est
contraire aux règles normatives du droit musulman puisque l’ensemble
des juristes préfère étudier les textes à la lumière des circonstances
et par rapport aux évènements immédiats. Lorsqu’un groupe d’esclaves
est libéré par l’islam, puis il prend le pouvoir et détient la destinée
de la vie des gens, il a certainement en vie de profiter au maximum de
cette nouvelle vie. Psychologiquement ces nouveaux chefs restent
fragiles et leur subconscience les pousse à asservir une catégorie de
la société. C’est en effet la femme qui en payait le prix fort à chaque
tournant de l’histoire. Et l’islam encaisse le coup du fait qu’à son
nom l’on parlait et on parle aujourd’hui et pour lui on faisait et
on continue à faire aujourd’hui. Quant
à la véritable conception qu’a accordé l’islam à la femme dans tout un
processus de libération de l’Homme, elle consistait à redonner à la
femme une identité propre en la considérant en une personne à part
entière à pieds d’égalité avec l’homme qui, lui aussi, s’est libéré en
même temps qu’elle. Aucune couverture juridique n’est acceptable pour
bafouer les droits primordiaux et naturels de la femme. Aucune
interprétation démunissant la femme par rapport à l’homme n’est légale,
même si elle viendrait du plus grands shaykh al-islam. En
effet, avec l’avènement de l’islam tout accablement est à jamais effacé
et tout enchaînement est à jamais cassé. Le concept même de «islam»
signifie la liberté réelle, vraie et absolue de tout ce qui peut
accabler l’Homme et l’enchaîner à ce Bas-Monde. Comment pourrait-on
prétendre que cette religion est l’oppression même de la femme ! Tandis
que le Coran dit explicitement : « Dieu ne met pas en péril le travail
de l’un de vous ; homme ou femme…» (Al Imran 185). «Les croyants et les
croyantes sont alliés les uns aux autres…» (Le Repentir 71). Il
existe des raisons qui laissent entendre que la femme jouit d’une place
privilégiée au delà de tous les préjugés qu’on puisse avoir sur elle.
Elle était : 1-La
première assistante et annonciatrice de la prédication de l’islam.
C’est en effet la respectable Khadîja qui a soutenue le Prophète
Muhammad Dieu le bénisse ! pas seulement moralement mais également
financièrement, ce qui a poussé le prophète à décréter une année de
deuil lors de sa mort. Elle a mérité cette considération grâce à ce
qu’elle a donné à l’islam lorsque le Prophète était seul face aux
Qurayshites. 2-Elle
représente à elle seule le martyre par excellence en islam. Ce fut la
première martyre du message, c’était l’honorable Sumayya bint Khayyât
la mère du célèbre ‘Ammâr Ibn Yâsir. Elle a supporté la liberté de
l’âme pour l’amour de Dieu que de vivre dans l’asservissement de
l’homme. 3-Elle
représentait l’élite à un moment où l’homme dominait tout, car durant
la première immigration vers l’Abyssinie, la femme était présente au
coté de l’homme. Elle participait aux négociations devant le Négus
lorsqu’une délégation qurayshite venait les arrêter. 4-Elle
a représenté à elle seule toute l’opposition politique puisque la mère
des croyants ‘Aisha que Dieu l’agrée ! A déclaré la guerre au Calife
‘Ali Ibn Abî Tâlib en estimant qu’elle avait le droit d’user de son
ijtihâd politique pour défendre les faibles et le Calife ‘Uthmân
assassiné peu avant les hostilités. 5-Elle
était l’élève du Prophète par excellence, ainsi ‘Aisha a rapporté à
elle seule plus de 2000 hadîths. Le Prophète a dit : « prenez le tiers
de votre religion de cette rousse » ( ?). 6-Elle
était combattante avec ses frères de la foi. La porte de Khawla à Damas
prouve cette vérité historique, parce qu’elle fut érigée à l’endroit où
la soldate çahabiyya a abattu le chef d’état major ennemi,
Thomas. Mais pendant les époques de décadence les musulmans ont
préféré immortaliser le nom du vaincu que le nom du vainqueur qui fut
une femme. En
aucun cas je ne peux dénombrer les mérites de la femme en islam, ce
qu’elle a donné à l’islam et ce que l’islam lui a accordé. Cela, loin
de tout débat passionnel car ce sont les vérités historiques qui
parlent. Mais et après que les droits de la femme ont atteint leur apogée en islam nous voilà devant des gens qui nous disent : 1-La femme pieuse n’a le droit de sortir de chez elle que deux fois ; la première en se mariant et la seconde en mourrant. 2-Qu’elle est une honte, seule la tombe est capable de nous en débarrasser. Cette vision est concrétisée par le poème qui dit : Aucun être n’est vraiment comblé**que lorsque sa honte sera enterrée. La
seule différence entre les détracteurs de la femme, c’est qu’ils ont
cessé de la tuer aujourd’hui comme leurs ancêtres faisaient. 3-Qu’elle
ne vaut rien devant l’homme et qu’elle est créée pour son bien être.
Nous avons étés témoins de discussions où certaines femmes sont
convaincues également qu’elles sont inférieures à leurs époux et que
l’obéissance à lui est une obligation incontournable pour le bien et
pour le mal. Maintenant et la lumière de ce préliminaire, Comment doit-on comprendre un hadith Selon Abû Sa'îd Al-Khudry que Dieu l’agrée ! Le Prophète sortit un jour de fête de sacrifice ‘îd kébir ou de rupture ‘îd saghir
pour diriger la prière. Sur son trajet il a rencontré des femmes. Il
leur a dit : « je n’ai jamais vu d’aussi moins rationnel et moins
religieux capable de faire perdre raison à l’homme résolu, que vous. En
quoi nous sommes moins rationnelles et moins religieuses ô envoyé de
Dieu ? Son témoignage n’est-il pas à la moitié de celui de l’homme ?
C’est vrai, disait-elle. Voilà en quoi elle est moins rationnelle. Puis
le Prophète disait : lorsqu’elle est indisposée, n’est-elle pas
dispensée de jeûner et de prier ? Oui répondait-elle. Voilà en quoi
elle est moins religieuse. » (Ibn Mâja, fitan 3993). Voilà
le célèbre hadith qu’on a interprété d’une manière erronée à tel point
qu’on a cru que l’islam fonde tout le droit conjugal sur le dénigrement
de la femme. Comme si ce hadith était la base de tout ce droit. Et
pourtant toutes ces interprétations ne sont que le fruit d’anciennes
coutumes venant d’un autre âge, dénigrant la femme et la rabaissant à
un niveau animal presque. Certains fanatiques, dans leur croisade
contre la femme, l’utilisent pour freiner tout rétablissement d’un
droit si occulté et si renié au point de croire qu’il n’a jamais existé. Les
mêmes arguments sont utilisés par les fanatiques laïcistes dans la
seule intention de salir l’islam et l’accuser d’avoir était injuste
avec la femme et pour priver l’islam également d’avoir été précurseur
dans sa libération. Pourquoi toute cette campagne tapageuse ? Si ce
n’est que pour dégager le chemin devant cette civilisation occidentale
« extraterrestre » qui a, seule, ramené toutes les réformes et les
droits de l’homme ; Enfin tout le « bien » dans le monde. Ce
comportement de deux facettes extrêmes, l’une que l’autre, nous a
poussé à effectuer des recherches dans le droit conjugal musulman dans
l’intention de prouver, aux deux extrémistes, le contraire de ce qu’ils
disent de ce droit. Nous considérons cela comme étant un engagement
moral et un devoir de principe, par lequel nous nous attacherons à
défendre la vérité d’où qu’elle vienne. Nous vous assurons que
l’aboutissement de ce travail sera d’une double constatation. La
première éclaircira le droit conjugal musulman à ses détracteurs et
donc élèvera la femme musulmane à un rang bien mérité. Lequel rang est
mentionné dans les textes. La seconde sauvera le hadîth des lectures erronées et le replacera dans son contexte historique. C’est
pourquoi nous étudierons dans les détails la chaîne de transmission de
ce hadîth qui est loin de faire l’unanimité des savants, moins encore
d’être au niveau de la convergence imposée dans des hadîth d’une
pareille importance. Ce qui fait qu’on ne peut en aucun cas le prendre
en principe de légalisation définitive et absolue à portée généralisée
sans l’examiner avec l’ensemble des hadîths qui traitent du même sujet. Nous
étudierons également les circonstances dans lesquelles ce hadîth fut
prononcé. C’est uniquement de cette manière que l’on puisse juger
positif ou négatif un enseignement. Mais avant de dire quoi que ce soit il faut savoir deux choses ; 1-La
critique émise concernant la chaîne de transmission du hadith. En
effet, le transmetteur a des doutes à propos de l’occasion durant
laquelle le hadith fut prononcé. Malgré la validité de la chaîne de
transmission. Il a hésité entre la fête mineure dite « ‘îd fitr » et la fête majeure dite « ‘îd adhhâ ». Tant que le doute subsiste la valeur du hadith est discutable quant à sa transmission. 2-Ce
hadîth parle d’un cas précis et restreint ne pouvant constituer un
enseignement d’ordre général. Donc il n’est pas concevable pour toutes
les femmes du faite qu’elles ne sont pas toutes similaires comme
l’impose la règle universelle de la création, l’univers n’est pas
uniforme. Selon
les règles normatives du droit musulman, le hadîth gère un sujet
contenu dans le facteur spatio-temporel. Ce qui indique que la réalité
traitée est certainement liée à une société précise avec ses propres
spécificités donc, circonstanciée. Et toute institutionnalisation basée
sur les coutumes et les usages habituels sont sujets d’évolution, car
les coutumes et les usages diffèrent d’un peuple à un autre. C’est
pourquoi les statuts juridiques en ce domaine ne sont ni éternels ni
immuables. D’autant plus que le hadith nous rapporte une description
simple d’une situation réelle sans plus. Si
l’on compare ce hadith avec le hadith suivant : « Nous sommes une
communauté illettrée, nous ne savons ni écrire ni compter » (Bukhâry
çawm 1780). Au
niveau de la chaîne de transmission, il est hautement valide, plus
important que notre célèbre hadith, car rapporté par Bukhâry, Muslim,
Nasâ’y, Abû Dâwûd et Ahmad Ibn Hambal, il est sans faille. Quant
à l’enseignement inhérent à ce hadith, il n’admet pas l’illettrisme
dans la communauté musulmane, ni n’accepte que le musulman reste dans
l’ignorance et ne rien savoir sur le comptage. Cela nous parait évident
puisque le Coran dit : « Lis, au nom de ton seigneur qui a créé. Qui a
créé l’homme d’un caillot de sang. Lis en te rappelant de ton seigneur
le plus généreux. Qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. »
(L’Adhérence 1-5). Donc le prophète, en décrivant la communauté
musulmane, ne la dédaigne pas et n’impose pas ce dont il a décrit la
communauté avec ; l’illettrisme. En revanche, c’est lui-même qui a
déployé tous les moyens pour combattre l’illettrisme et l’ignorance.
Accepter la logique avec laquelle certains ont interprété le fameux
hadith des femmes, c’est remettre en cause la cohérence du message du
Prophète. En effet dans le second hadîth il parle d’une vérité
historique ; l’illettrisme de la communauté, mais le verset ordonne à
cette même communauté de faire le contraire de la description du
Prophète tout simplement parce qu’une description ne signifie pas une
légifération. Raison pour laquelle le Prophète a agit convenablement. Certes,
toute sorte de lecture ou d’écriture est recommandée par conséquent la
science constitue un devoir incombant à chacun ; homme ou femme. La
preuve en est le fait que le Prophète a réussi en un temps record de
transformer des bédouins ; bergers et chamelier et briguant en savant,
lecteurs de Coran et transmetteurs de la bonne parole. Il fait tout
cela parce qu’il a compris que Dieu a fait de la lune des étapes et des
degrés pour nous apprendre comment compter les années et les mois, les
jours et les nuits. Dieu dit a ce propos : « C’est Lui (Dieu) qui a
fait du soleil un astre brillant, et de la lune une lumière douce et a
fait des deux des stations et degrés pour que vous sachiez le nombre
des années et le comptage. Dieu n’a crée cela que pour la vérité, Il
détaille les signes pour des gens de savoir » (Jonas 5). Le
célèbre compagnon Ibn ‘Abbas a donné une autre version du hadith qui
prouve la restriction de l’information. Une information qui concerne
une catégorie de femmes et non pas l’ensemble de ces dernières. Lorsque
le Prophète informe que la majorité des femmes sera châtiée en enfer,
elle l’est pour des raisons bien précises mentionnées dans le hadith et
ce n’est pas parce qu’elles sont des femmes. En conséquence, le
Prophète mentionna que celles qui subissent le châtiment en Enfer, ce
sont les ingrates envers leurs époux qui ne ménageaient pas leurs
efforts pour leur bonheur, cela est le sens de « yakfurna al-‘ashîr ».
C’est en quelque sorte l’irrationalité de la femme. Elle a plus
d’émotion et de sentiments et qui dit sentiment et émotion dit
irrationalité et empressement. Alors on peut dire que la diminution
d’une qualité est remplacée par une autre chez la femme. Nous
constatons que ce hadith relève de l’éloge et non pas du blâme comme le
pensent certains. Ce qui laisse entendre cela c’est l’occasion durant
laquelle il fut prononcé. Certes, il ne reconnaît cela que celui qui a
le cœur illuminé par la connaissance de la biographie du Prophète, que
Dieu le bénisse ! Et la noblesse de son caractère. Il
est absurde qu’une occasion annuelle de joie rare soit occasion au
blâmage, au dénigrement et au rabaissement de la femme. D’autant plus
que les historiens et les traditionnistes s’accordent pour reconnaître
au Prophète son amour infini de la femme et son respect sans faille
pour elle. Il ne faut pas oublier qu’à cette occasion le généreux
Prophète a invité toute la société en insistant particulièrement sur la
femme. Par conséquent, il a demandé que même les femmes indisposées et
les petites filles sortent à la fête : « Que les femmes indisposées
sortent à la fête » (hadîth précédent). Je ne peux accepter que celui
qui aimait tant les femmes et chérissait tellement cette créature
douce, aimable et tendre, pouvait la peiner en lui reprochant quelque
chose dont elle n’y est pour rien. Il
a en effet dit : « j’aime de votre monde les femmes, le parfum et la
prière » (Nasâ’y, nisâ 3878). C’est lui qui a dit un jour : «il n’y a
de parfait parmi les femmes que Asia épouse de Pharaon, Marie fille de
Imrân et la faveur de ‘Aisha sur toutes les femmes est égale à celle du
tharîd (plat préféré des arabes) par rapport à toute la nourriture »
(Bukhâry anbiyâ’ 3159). L’on constate qu’à partir de cette parole le
Prophète montre que parmi les femmes il y avait des prophétesses qu’il
a tenu à mentionner explicitement et que ‘Aisha est la meilleure parmi
toutes le femmes contemporaines et celles venants après elle. Certaines
autres écoles musulmanes préfèrent Fâtima fille du prophète, mais
l’essentiel, c’est qu’elle est une femme (cf. awn ma‘bûd sharh sunan
Abî Dâwûd). Ces femmes prophétesses et ‘Aisha ne sont que symbole des
femmes et leurs représentantes en quelques sortes. Ibn
Hazm, Al-Qortoby, Abû Al-Hasan Al-Ash‘ary et d’autres encore prouvent à
l’aide d’arguments textuels que plusieurs femmes étaient des
prophétesses sans aucun doute (voir explication du verset : « le Récit
7). Pour quoi pas et Dieu les a élues parmi les élus, elles ont
supportés le dépôt de la prophétie au même titre que l’homme (Al Imran
41-45). Par
conséquent le Prophète ne saurait la dénigrer d’une telle manière. Même
lorsqu’il la taquinait. Cela renforce notre lecture qui préfère
expliquer l’irrationalité par la sensibilité, voire même la sensualité,
car le contexte le laisse venir à l’esprit. L’on aboutit après tout ce
cheminement à la traduction suivante : « c’est avec la force de votre
séduction, ô femmes que vous arrivez à faire perdre à un homme résolu
sa raison », surtout que la femme qui a contesté était connue par son
intelligence et sa beauté et le rapporteur du hadîth n’a pas manqué de
la mentionner et la décrire explicitement en disant qu’elle était
intelligente (jazla) et avait les joues rouges (saf‘â).
Considérer les règles et les lochies de la femme comme étant une
infériorité religieuse impliquera l’injustice de celui qui les lui a
imposées, en l’occurrence Dieu l’exalté ! Or ce n’est pas le cas. En
effet, combien d’hommes forts devenant faibles devant leurs bien-aimée,
et combien de chefs de guerre sont victimes de cette séduction et
devant celles qu’ils aimaient. Le poète arabe en connaissance de cause
disait : Les grands yeux aux sourcils noirs*** nous ont tués sans renaissance Ils démolissent l’homme résolu*** grande faiblesse et forte attirance Åä ÇáÚíæä ÇáÊí Ýí ØÑÝåÇ ÍæÑð***ÞÊáääÇ Ëã áã íÍííä ÞÊáÇäÇ íÕÑÚä ÐÇ ÇááÈ ÍÊì áÇ ÍÑÇß Èå***æ åä ÃÖÚÝ ÎáÞ Çááå ÃÑßÇäÇ Je
suis certain que le Prophète avec ces paroles voulait faire des
compliments aux femmes. Le hadîth révèle les vrais privilèges de la
femme ; ces qualités qui ne peuvent êtres remarquées que par un homme
jouissant des qualités du Prophète, des qualités de goût, de
raffinement et de noblesse. Ce Prophète qui montre à l’aide d’une
parole extrêmement éloquente, la parure naturelle de la femme, une
parure composée de douceur, de chaleur, de sensualité, de séduction et
d’amour. Un éloge à la femme mais une mise en garde à l’homme, car rare
sont ceux qui ne succombent pas devant un tel arsenal de séduction et
de charme. Qui
est capable, parmi les hommes forts, de résister à la douceur, à la
chaleur et à la tendresse de la femme ? Personne n’en est vraiment
capable. Du moins ceux qui jouissent d’une nature normale et d’une
bonne santé intellectuelle. Bref, celui qui ne sent pas ces choses chez Elle, il lui manque un sens. Celui qui ne voit pas les perles de cette parure est vraiment aveugle. Celui qui ne réagi pas devant cette icône divine n’a vraiment pas la sensibilité du prophète. Savoir aimer la femme, c’est avoir une grande sensibilité de l’âme et le Prophète l’avait au sens propre du terme. S’il
y a un combat à perdre devant un adversaire, il faut le perdre face à
la femme. Tout simplement parce qu’elle est soit mère méritant le
respect, soit épouse méritant les honneurs, soit fille méritant
l’affection. En conséquence toute autre femme mérite ce que méritent
celles que nous avons mentionnés. Le Prophète dit : « personne ne peut
être un vrai croyant s’il n’aime pas pour les autres ce qu’il aime pour
lui-même » (Bukhâry imân 12). Nâqiçât dîn Que signifie « nâqiçât dîn » maintenant que vous avez saisis la méthodologie de mon raisonnement ? J’ai
traduit cette phrase par : « dispensées de religion » et quelle qu’en
soit la part de vérité véhiculée par cette traduction, je suis fidèle -
si vous avez bien suivi - à ma démarche de raisonnement. Je pense donc,
vu les circonstances du hadîth, que cette phrase n’est qu’une simple
description de la réalité physiologique de la femme. Une réalité
imposée par la création, dans ce cas-là, il n’y a pas à attribuer
l’insulte et le dénigrement au Prophète I.
En effet, pour ceux qui sont versés dans la connaissance du droit
musulman, il ne leur sera pas difficile de savoir que ce hadîth indique
un surplus de dérogation accordé uniquement à la femme en plus des
dérogations qui la concernent au même titre que l’homme. Par
exemple : le raccourcissement et l’unification des prières, la rupture
du jeûne, pendant le voyage et à cause de la maladie, la permission des
interdits en cas de force majeure relèvent d’une dérogation accordée
aux deux sexes. En
revanche, ne pas prier durant les règles et les lochies sans récupérer
ces prières, rompre le jeûne en raison des menstrues, des lochies,
durant l’allaitement et la grossesse, sont des dérogations accordées à
la femme seulement. C’est pourquoi j’ai traduit nâqiçât dîn par dispensées de (certaines pratiques de) religion. Je
vais maintenant essayer de le prouver mathématiquement, car si je vous
dis : 1+1+1=3 vous me croirez immédiatement du fait que cela relève
d’une évidence de contage. Mais si je vous mets 1 à la place de 3 vous
me traiterez de menteur ou fou. Alors, procédant par analogie, un homme qui a vécu 50 ans aura prié pendant 18250 jours. Une femme qui a vécu 50 ans aura priée pendant 15250 jours seulement. 3000 jours de moins. Pourquoi ? Si vous réfléchissez bien et méditez le hadîth précédent vous trouverez la réponse. Il
en est de même du jeûne du ramadan. Car pendant le même âge vécu,
l’homme aura jeûné plus que la femme. Cela grâce à cette dispense
religieuse qu’on a appelé juridiquement la dérogation (rukhça). Faites bien vos calculs et vous trouverez la réponse. Croyez-moi ! Le Prophète ne parle jamais par passion : « æ ãÇ íäØÞ Úä Çáåæì » Quant
à l’intelligence, c’est une qualité dont Dieu a doté l’homme. Personne
n’est semblable à l’autre dans ce domaine. Les gens se dépassent
énormément par rapport à la force de leur mémoire, à l’efficacité de
leur rappel et à la distinction des signes et des phénomènes. Donc, nul
reproche à qui que ce soit, car c’est Dieu qui a créé le monde. Jusqu’à
ce que je vous retrouve dans un autre article, je vous prie chères
sœurs et frères et simples lecteurs de prier pour moi. Puisse Dieu
m’accepter parmi les Siens le jour où ni l’argent ni l’enfant ne seront
utiles sauf si l’on viendra à LUI avec un cœur pur.
Le concept de la qawâma
La nullité des mariages forcés ou arrangés
Le Coran définit le mariage par « pacte solennelle » : « … l’union la plus intime vous a associé l’un à l’autre et vous en avez possédé un pacte solennelle » (les femmes 21).
L’importance du mariage repose, selon le Coran, sur la continuité du genre humain et l’amour fidèle entre les hommes et les femmes qui s’unissent par ce lien solennel dans toutes les religions. Le Coran dit : « C’est Lui qui vous a créés d’une seule âme dont il a tiré son paire, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle » (les limbes 186). L’intimité totale entre les deux époux constitue le plus fort lien qui n’ait jamais existé. Le Coran décrit ce lien comme une fusion entre les corps des époux comme si l’un était un vêtement pour l’autre : « Les femmes sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles » (187).
Le Coran n’a mentionné le terme « pacte » que deux fois sur plus de six milles versets, ce qui relate son importance. En dehors du verset que nous avons cité, et pour expliciter la porté du message des prophètes, il en a fait mention dans le verset suivant : « Lorsque Nous prîmes des prophètes leur pacte, de même que de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse, et de Jésus fils de Marie : et Nous avons pris d’eux un pacte solennelle » (les coalitions 7).
Et sachant que le mariage est une vie entière, l’islam a imposé le consentement des deux futurs époux en interdisant les mariages forcés ou arrangés. A ce propos le prophète a dit : «la chaste n’est mariable qu’avec son autorisation quant à la femmes veuve ou divorcée qu’avec sa demande explicite… » (Bukhâry, nikâh 4741).
Statuts juridiques tirés du hadîth :
A lecture de ce hadîth valide nous déduisons que les femmes sont deux catégories ;
La première concerne les femmes chastes : celles qui n’ont jamais été mariées.
La seconde se rapporte aux femmes qui ont déjà été mariées puis séparées de leurs maris de quelque procédé que ce soit.
Le hadîth interdit de marier la première catégorie sans son consentement préalable, cela est enseigné dans la première partie du hadîth d’une manière extrêmement claire. Quant à la seconde catégorie le hadith impose carrément sa demande, c'est-à-dire que c’est à elle seule de chercher la personne qui partagera tout avec elle durant toute sa vie et que personne n’a le droit de lui imposer qui que ce soit vu son expérience et sa compétence dans le domaine de la vie maritale.
Si le tuteur légal manque à ces principes et impose à sa fille ou fils des personnes qu’ils ou qu’elles n’aiment pas ou du moins qu’ils ne veulent pas, alors il transgresse la loi musulmane et outrepasse son droit. Dans le cas où la fille ou le garçon en question se sent lésé, ils ont tout à fait le droit de faire appel aux autorités compétentes pour réconcilier sinon condamner. Le prophète a annulé un mariage forcé et arrangé d’une fille de Médine lorsqu’il lui a dit : « tu as le choix d’approuver ou d’annuler ce mariage » (Ibn Mâja nikâh 1864).
La finalité de ce comportement prophétique montre que la justice est la loi de Dieu qu’elle soit appliquée par le musulman ou le non musulman, c’est la raison de la réussite de certaines sociétés non musulmanes et l’échec de certaines sociétés musulmanes dans plusieurs domaines. Ce sens a été saisi par certains savants il y a dix siècles lorsque Ibn Taymiya a dit : « Dieu aide l’Etat non musulman quand il pratique la justice, et délaisse l’Etat musulman quand il pratique l’injustice » et cela est visible à notre temps.
Dans un autre hadîth plus explicite encore, le prophète a annulé un mariage quand une fille vint se plaindre de son père qui l’a fiancé de force à son neveu ; selon Aisha une fille était venu chez elle et l’informa que son père l’a marié à son neveu pour s’élever en rang social, et Aisha lui a suggéré d’attendre le prophète. Dès qu’il est rentré, elle l’informa de son histoire, après quoi le prophète a convoqué le père et a demandé à la fille de choisir entre l’annulation et l’acquiescement du mariage. Puis la fille a dit : ô prophète ! J’accepte ce qu’a fait mon père mais j’ai voulu montrer aux femmes que leur pères n’ont pas le droit sur le mariage de leur filles » (Nasâ‘y nikâh 3217).
Pour les femmes divorcées ou veuves, l’islam interdit également toute répression dans cette direction puisque le prophète leur a donné un droit absolu sur leur vie, et que c’est à elles seules de choisir le mari. Il est rapporté dans le recueil de Bukhâry et les livres des sunan que : « Khansâ Bint Khidâm la Médinoise s’est plainte auprès du prophète du mariage conclut par son père sans son consentement. Et le prophète l’a tout simplement annulé » (Bukhâry ikrâh 6432).
Je conseille, à la fin de cette modeste recherche, aux tuteurs légaux ; parents ou autres de respecter la volonté de leurs mandatrices et mandataires et de prendre garde de toute injustice car ils seront rétribués devant Dieu et rendront compte de leurs actes.
Toute l’humanité est d’accord pour ne pas imposer à quelqu’un de manger un plat qu’il n’aime pas, comment peut-on imposer à une femme ou à un homme de partager tout pendant toute une vie avec celui ou celle qu’on n’aime pas ?
Références
Encyclopédie du Coran et ses commentaires
Encyclopédie du hadîth et leurs commentaires.
Encyclopédie du droit musulman.
Cdroms
La place de la femme dans le droit successoral musulman
Mis
à part les réformes ramenées par l’islam matinal, certaines sociétés
musulmanes refusent toujours et avec obstination toute évolution ; Mis
à part les réformes ramenées par l’islam matinal, certaines sociétés
musulmanes refusent toujours et avec obstination toute évolution ;
bénéfique soit-elle, en prétendant que toute réforme est synonyme de
rénovation blâmable. Pour cela, il faudrait que la société tout entière
évolue et que toute une éducation culturelle soit entreprise.
En
effet, l’exagération de l’organisation hiérarchique familiale par
l’institution de cercles de la peur a privé les personnes faibles de
contribuer à l’effort collectif ; familial ou social. La femme est bien
évidement la plus touchée par une telle mesure. Dans le dicton
populaire, on l’appelle le sexe faible. Son rôle est limité à la
reproduction, aux tâches ménagères et surtout à dé-stresser le héro par
excellence ; l’homme. on est encore loin d’une joie éprouvée lors de
la naissance d’une fille. Mais, on ne les tue plus. on continue,
encore aujourd’hui, à considérer que la femme est une honte qui peut
déshonorer à tout moment ou du moins une charge. Ce qui est contraire à
l’esprit du Coran qui critique les Arabes antéislamiques en les
décrivant dans une situation presque diabolique : « Et lorsqu’on
annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage se noircit et
se soulève de dégoût... » . Le Prophète enseigne : « Celui que Dieu
comble par la naissance de deux fillettes, et il les élèvera entrera au
Paradis ».
Quoi qu’il en soit, ce régime de patriarcat et cet esprit machiste est général même dans les pays les plus développés du monde.
Peu
avant l’hégire « immigration du Prophète vers Médine », la relation
entre homme et femme était une relation de rapport de force. Dans cette
dernière, l’homme prouve sa virilité et son honneur devant ses paires.
Ce rapport se conclut moyennant d’une somme d’argent, ou de quelques
têtes de bétail, cédées au tuteur légal selon la coutume tribale. Par
la suite la femme perd toute autonomie et devient dépendante
physiquement et symboliquement d’un unique homme. Le monopole de la
relation sexuelle procure à l’homme, les pleins-prérogatives du mal
dominant et chef incontesté de la nouvelle famille. De la sorte se
développe le système de la famille patriarcale et par conséquent de la
société de patriarcat également.
Mais, dans l’ensemble, la
condition de la femme en islam constitue un progrès énorme. Il n’y
avait pas à comparer entre les coutumes des populations embrassant
l’islam et les droits institués par l’islam en faveur de la femme. Car
on a mélangé entre les principes de la Révélation et les coutumes
ancestrales puis on a attribué le tout à l’islam.
À l’apogée de
ce système patriarcal, l’islam est venu avec des réformes
impressionnantes. Les nombreux enseignements véhiculés par plusieurs
versets coraniques attestent de l’importance qu’accorde l’islam à la
femme. Plus encore les hadîths qui donnent une réglementation détaillée
de la relation entre les deux sexes. À cette occasion, la distinction
fut faite entre le mariage qui, lui, honore la femme et le concubinage
qui l’accable en quelques sortes. La relation sexuelle conjugale
valorisante et la relation charnelle extraconjugale qui elle devient
dévalorisante.
Bref, à l’opposé de l’accoutumé, la femme devient
une personne à part entière. Elle a pour la première fois de l’histoire
de l’Arabie- peut être de l’humanité- une personnalité juridique
indépendante. Elle jouit en face de l’homme de droits au même titre que
lui. Lui qui a longtemps bafoué ces droits. Son consentement est de
vigueur, et rien ne peut lui être imposé si elle refuse. Elle hérite de
ses parents, de son mari, de ses enfants. La polygamie illimitée à
l’échelle du monde n’est plus d’actualité. Elle fut en effet, remplacée
par une sorte de tétragamie « c’est à dire la limitation de la
polygamie à 4 épouses » qui elle est difficile d’entretenir vu les
conditions imposées. L’homme n’a plus le droit de divorcer à
l’arbitraire, il doit le faire devant une autorité. Elle peut également
renvoyer un époux violent, paresseux ou incapable à l’aide d’une
disposition scripturaire appelée le khul’ ( ÇáÎáÚ ). Cette disposition
continue à être occultée de nos jours pour ne pas permettre à la femme
de s’émanciper. Même les juristes ne font pas assez pour expliciter la
vérité !
Mais ce qui m’intéresse ici, c’est la place de la femme dans le système du droit successoral musulman.
Il
est vrai que les versets coraniques relatifs à la succession
contiennent un verset qui désigne une part pour la femme et les deux
restant pour l’homme, ce verset est : « Quant à vos enfants : Dieu vous
ordonne d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles...
» « Les femmes 11 ».
Seulement, la plupart de ceux qui soulèvent
la question de la différence successorale entre les deux sexes - dans
le dessein de porter atteinte à la vision islamique de la femme au
niveau de sa capacité - ignorent que ce verset parle d’un cas unique
n’impliquant aucune conséquence sur la capacité de la femme en tant
qu’être humain jouissant d’un statut juridique tout à fait honorable.
En effet, si dans un seul cas l’on attribue à la femme la moitié de ce
qu’on attribue à l’homme, on est loin d’une règle général traitant les
droits successoraux de la femme de manière constante et immuable. Il
serait discriminatoire d’accepter une telle mesure. Sinon le Coran
aurait dit : « Dieu vous recommande dans les droits successoraux de
donner constamment à l’homme le double de la femme » heureusement ce
n’est pas le propos.
La philosophie de la succession en islam se
distingue non par la masculinité et la féminité, mais par les droits et
les devoirs imposés à chacun des deux sexes. Il existe également des
sagesses divines et des finalités doctrinales que les cœurs de ceux qui
sont aveuglés par l’impiété ne peuvent saisir, puisque la science et la
connaissance en islam sont synonyme de piété et de crainte de Dieu
gloire à Lui, surtout lorsque cette science est liée à la Révélation.
Cela
d’une part, d’une autre part, l’on peut dire que le dépassement entre
les deux sexes ne signifie pas forcément le dénigrement de celui qui
aura une part moindre dans certains cas. D’autant que cela est
réciproque entre les deux. Il y a cependant trois mesures gérant les
droits successoraux en islam :
1- le degrés de parenté de
l’héritier homme ou femme avec le défunt. Car plus ce lien est fort
plus la part augmente. Par conséquent la part baisse
proportionnellement à la faiblesse du lien parental sans considération
du sexe.
2- La place chronologique dans le domaine
spatio-temporel. En effet, l’islam attribue plus de droits successoraux
à ceux qui font face à la vie qu’à ceux qui s’en détournent. Et donc,
les plus jeunes qui auront à assumer des responsabilités, du fait
qu’ils auront plus de temps à vivre que les personnes âgées, seront
favorisés par rapport aux derniers qui, eux, n’auront rien à craindre,
puisqu’ils auront vécu plus qu’ils leur reste à vivre. Cela sans
considération de l’aspect anatomique. Par exemple : la fille du défunt
hérite plus que la mère du défunt et plus que le père du défunt ; même
lorsque, c’est ce père-même qui était la source de richesse de son
fils. Car la fille aura à elle seule la moitié de la succession dans ce
cas précis. Je ne vois pas la discrimination tant scandée par les
détracteurs de l’islam !
3- La charge financière imposée par
l’islam à l’héritier vis-à-vis des membres de la famille, y compris la
femme. Car le droit musulman impose à l’homme de subvenir aux besoins
de la femme qu’elle soit sœur, mère ou épouse. Lorsque les héritiers
ont un lien parental similaire avec le défunt et se trouvent dans la
même génération héritière comme les enfants directs du défunts, la
charge financière sera déterminatrice des parts successorales. C’est
pourquoi le Coran n’a pas généralisé le dépassement entre l’homme et la
femme dans tout l’héritage successoral. Il l’a plutôt restreinte à ce
cas précis connu chez les gens d’autorité. En effet, dans ce cas,
contesté par certains, l’homme « fils du défunt » doit absolument
subvenir aux besoins de sa femme et ses enfant, ce qui a nécessité une
part de plus que sa sœur, tandis que sa sœur, si elle était mariée,
elle a un époux qui subvient à ses besoins et sa part reste intacte, ce
qui n’est pas le cas de son frère. Mais si elle n’était pas mariée, à
ce moment là son frère -qui a hérité une part de plus qu’elle- doit
subvenir à ses besoins. En considération de ces obligations imposées
aux hommes, les femmes sont plus chanceuses que les hommes.
Une
dernière observation : j’ai essayé dans la mesure du possible de
révéler une partie de la philosophie du système successoral musulman
comme je l’entends et dans l’intention de rester crédible à ce propos,
j’ai fait une recension des questions successorales pour aboutir à ceci
:
1. Dans l’ensemble du système successoral musulman, dans seulement 4 cas la femme hérite la moitié de ce qu’hérite l’homme.
2. Dans plus de 8 cas, la femme hérite la même part que l’homme.
3. Dans plus de 10 cas, la femme hérite plus que l’homme.
4. Dans plusieurs autres cas, la femme seule hérite.
Explication :
Il
existe plus de 30 cas où la femme hérite une part égale à celle de
l’homme, ou plus que lui, ou elle hérite seule sans associé. En
revanche, dans uniquement 4 cas la femme hérite la moitié de ce
qu’hérite l’homme.
Voilà l’explication de la philosophie du
droit successoral musulman, qui fut révélé dans une société primitive,
d’il y a 1500 ans. Si l’on remet la question dans son contexte
historique l’on sera étonné par le progrès qu’a apporté l’islam dans ce
domaine. Même actuellement, la chose est très impressionnante, puisque
le sexe n’est pas la mesure avec laquelle l’islam considère l’être
humain, mais il ne prend en compte que les droits et les devoirs de
chacun.
Références : Coran, Hadîths, CD-ROM chapitres droits successoraux.
L’imama de la femme
L’éducation des musulmans aujourd’hui ne leur permet pas d’accepter qu’une femme puisse être prise en considération dans certains domaines où l’homme, depuis des siècles, règne sans partage. Il n’est pas concevable pour le commun des musulmans qu’un juriste approuve qu’une femme puisse diriger la prière devant les hommes et pourtant cela relève d’une réalité tangible pendant l’apogée de la civilisation musulmane où certaines femmes dépassaient certains hommes dans plusieurs domaines de savoir.
Concernant
l’imama de la femme, le prophète rendait souvent visite à Umm Waraqa et
comme il savait sa capacité en matière de religion, il lui a demandé de
prendre un muezzin et diriger la prière chez elle devant les femmes et
les hommes de sa famille dans les prières surérogatoires et
obligatoires. (1)
L’on constate selon ce hadîth que l’imama de la femme est en elle-même valide, qu’elle soit pour les femmes ou pour les hommes, puisque le muezzin de Umm Waraqa était étranger à elle en n’ayant aucun lien parental prohibé, et pourtant il priait derrière elle. Si on nous dit que cela relève d’une spécificité accordée à cette femme, nous rétorquons que la spécification d’un statut juridique nécessite une preuve explicite, or ici elle n’existe pas car la permission du prophète ne mentionne aucun traitement de faveur particulier. En effet, si d’autres femmes étaient venues demander au prophète la même chose il le leur aurait accordé mais ce n’est pas le cas. Par conséquent aucune particularité n’est décelable quant à Umm Waraqa.
Parmi les savants qui ont permis l’imama de la femme l’on trouve Abû Thawr, Muzanî, et Tabari.
San‘ânî a mentionné que Tabarî a permis l’imama de la femme aux hommes uniquement dans la prière de Tarâwîh
à condition qu’elle soit versée dans la religion. Il a pris pour preuve
la hadîth susmentionné. Quant au hadîth d’Ibn Mâja : « Qu’aucune femme
ne dirige la prière devant un homme », il l’a considéré comme étant un
hadîth faible (da‘îf). (2)
Ibn
Taymiya soutient l’opinion d’Ahmad Ibn Hanbal qui lui, permet l’imama
de la femme pour des hommes non qualifiés en fiqh ou pour un besoin
certain exactement comme Umm Waraqa.(3)
Dans
l’inçâf de Mardawî on lit : « si la femme était plus versée en savoir
religieux que les hommes elle les dirige, surtout si elle a atteint un
âge avancé ou parmi eux il y a un homme de lien prohibé par rapport à
elle. Mais la majorité des hanbalites a accepté son imama absolument
grâce au hadîth d’Umm Waraqa.(4)
Abû Al-Khattâb déclare : « nous compagnons acceptent l’imama de la femme dans les prières de Tarâwîh, dans le majmaa al-bahrayn cette opinion est celle de la majorité de nos amis hanbalite car Zarkashî déclare que cette opinion est celle d’Ahmad Ibn Hanbal et la majorité des hanbalites. Ibn Hubayra a attribué avec certitude cette opinion à Ahmad en l’affirmant dans les fuçûl, le mazhab et la bulgha. »199.
Ce que nous exposons ici, ce sont des opinions tout à fait respectables de savants à tous les niveaux comparables aux savants des quatre écoles communément reconnues. on a même rapporté que certains parmi eux sont plus versés dans le savoir que certains juristes reconnus par la majorité des musulmans. Tabarî, Abû Thawr, Muzanî et d’autres sont des savants d’une probité scientifique sans faille, car aucun savant après eux n’a critiqué leur piété ou savoir. Seul Ahmad Ibn Hanbal a approuvé l’imama de la femme dans les prières surérogatoires selon l’opinion la plus célèbre parmi plusieurs autres.
Nous ne sommes pas entrain de comparer ou d’opter parmi ces opinions doctrinales, mais notre impartialité et objectivité nous oblige à exposer cette vérité longtemps étouffée au profit de contrevérités véhiculées souvent par une foule inconsciente et insensée. Et souvent par des juristes qui sont en connaissance de cette vérité intentionnellement occultée. L’impartialité et la neutralité scientifique exigent du chercheur de ne pas occulter les opinions des savantsqui ont des positions hors norme sociale. Leur seul but fut de ne pas accabler une certaine catégorie de la société musulmane et à même de la mettre à l’aise afin qu’elle contribue dans les différents domaine de la vie.
Ces
éminents savants étaient loin de la rigueur avec laquelle l’on juge
aujourd’hui les affaires qui ont trait à la femme musulmane. Les
adeptes d’un tel fiqh continuent actuellement à user abusivement de la
célèbre règle juridique : « Obstruction aux subterfuges » jusqu’à ce
que on ait vu un juristes déclarer : « La femme n’a nullement le droit
de diriger la prière ni devant les hommes ni devant les femmes qu’elle
soit à caractère obligatoire ou surérogatoire».(5)
Le traumatisme est tel qu’aucune femme n’ose prétendre à ce droit qui lui est pourtant accordé par l’islam, et qu’aucun homme n’est capable de prier derrière une femme vue l’éducation erronée qui lui a été inculquée stipulant que la femme n’a aucune place dans la société humaine, moins encore dans la direction de la prière. Par conséquent, le dénigrement est tel que l’on croit que la religion est le domaine d’exclusion de la femme par excellence ce qui n’est pas la vérité.
Il
ne faut pas croire que nous sommes adeptes de l’imama de la femme
devant les hommes, mais nous voulons seulement rétablir une vérité tant
étouffée et un droit tant occulté au sujet de la femme. C’est pourquoi,
nous voulons que les musulmans croient en certains principes institués
par l’islam, même s’ils n’arrivent pas à les mettre en pratique
immédiatement. Nous voulons également montrer que nous autres musulmans
nous avons pendant 15 siècles empêché les femmes musulmanes de jouir de
certains de ses droits pour garder l’hégémonie sur elle sans se rendre
compte que ce comportement injuste pousse la musulmane à abandonner
l’islam ou du moins à le dénigrer.
(1) Abû Dâwûd salât 500. cf. 'awn maabûd sharh sunan abî dâwûd.
(2) Cf. subul al-salâm 2/28.
(3) Cf. qawâ‘id nûrâniya Ibn Taymiya 2/78.
(4) Inçâf 2/246.
(5) Ibn Hazm, muhallâ, 3/128.
L'HABIT DE PIETE OU LIBAS AL-TAQWA 1ere partie
Le seul habit mentionné dans le Coran est rattaché à la piété. Dieu dit : « ô
fils d’Adam ! Nous vous avons descendu un habit dissimulant vos parties
honteuses, et avec lui une fourrure et l’habit de piété est certes
meilleur, cela relève des signes de Dieu puissent-ils se rappeler ! » (1). Ce
verset constitue un éloge en faveur du comportement noble et pieux. Il
est tout de même vide de toute formalité pouvant nuire à l’homme dans
sa vie terrestre. Aucune limite ni définition n’est évoquées ici. Ce
qui laisse penser que la conscience éthique et morale doit absolument
constater par elle-même ce qui est le mieux pour la décence et la
dignité humaine. Puisque les premiers hommes sur terre étaient nus,
mais au fur et à mesure qu’ils avançaient dans la vie ils découvraient
la civilisation et s’habillaient décemment. Par conséquent lorsque
l’homme a réussi à cacher sa nudité on a dit qu’il était civilisé.
Même au temps des grandes conquêtes occidentales et depuis la
découverte des indiens des Amériques par les conquistadores ils les
traitaient de sauvages à cause de leur nudité. Pourquoi aujourd’hui
serait-on plus civilisés en se dévoilant ! Les
anciens savants, lorsqu’ils composaient leurs écrits de droits
musulman, intitulaient les chapitres traitant de la tenue vestimentaire
par : « chapitre de l’habit ». Ensuite ils discutaient des parties du
corps que l’homme et de celui de la femme qui devaient ou non être
cacher. Nous n’avons trouvé aucun juriste discuter de ce qu’on appelle
actuellement « le hijâb », car ce terme était attribué
uniquement au rideau que l’on baissait entre deux personnes pour créer
une sorte d’intimité. Il est mentionné une seule fois dans le Coran et
se rapporte essentiellement aux femmes du Prophète (r)
lesquelles furent dérangées par la fréquence des visites des compagnons
dans des appartements modestes et contigus.(2) Cela a nécessité
l’interdiction d’aller les importuner au moment où elles déposaient
leurs vêtements et par là même l’institution du hijâb qui
n’était autre chose qu’un rideau séparant les visiteurs des mères des
croyants. Malheureusement l’usage successif de ce terme s’est
généralisé à une période plus tardive pour désigner le vêtement de la
femme musulmane. Puis nous voyons cette terminologie évoluer pour
désigner d’une manière exclusive et exagérée la tenue vestimentaire de
la musulmane. L’islam
n’éduque pas les gens à coup de lois arbitraires pour imposer ou
interdire, seulement dans la mesure où l’on préserve l’intérêt public.
La preuve en est une large flexibilité dans ce domaine dont la finalité
est la pudeur sociale, par conséquent, l’institution de la décence dans
l’habit aide à la protection de la dignité de la personne humaine et
nullement autre chose. C’est pourquoi la transmission authentique de
l’apport des juristes musulmans devient plus qu’une obligation ainsi
que l’analyse et le commentaire de leur propos au regard de notre
actualité. Les
savants se sont focalisés sur deux versets qui constituent à leurs yeux
le fondement de la tenue vestimentaire de la musulmane. 1- « Ô
Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants,
de ramener sur elles leurs voiles : elles en seront plus vite reconnues
et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. »
(3) 2- « Et
dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et
de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles
rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent
leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs
maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères,
ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes
musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques
mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des
parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs
pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et
repentez- vous tous devant Dieu, Ô croyants, afin que vous récoltiez le
succès. » (4). Il existe également un hadîth
très connu chez les savants et qui détermine en ce que la musulmane
peut dévoiler de son corps : « ô Asmâ ! Lorsque la femme atteigne l’âge
de puberté, il ne lui est permis de dévoiler de son corps que son
visage et ses mains. » (5) Nous
ne sommes pas en phase de recenser les textes qui parlent de la tenue
vestimentaire de la musulmane, mais la démonstration de l’absurdité que
constituent certaines pratiques définit cette tenue (hijâb) comme un accablement de la musulmane dans son quotidien. Nous allons par allégorie appeler la tenue légale de la musulmane hijâb. Nous confirmons que le hijâb
institué dans certains pays comme l’Arabie Saoudite ou l’Afghanistan
pour ne citer qu’eux, qui définit la femme comme formant un être
honteux dans son entité et allant jusqu’à la décrire comme une
tentation à elle seule, résulte d’un lecture fanatique des textes
transmis. Le hijâb ainsi recommandé
est celui enveloppant entièrement la femme ne lui permettant même pas
la possibilité d’apparaître, d’être, de se mouvoir, et d’agir en tant
qu’être vivant. D’autant plus que ces formes de hijâb n’ont rien à voir avec les différentes versions de hijâb pratiqués du vivant du Prophète (e) de l’islam. Pire encore, le fait que les instigateurs de ce hijâb ne laissent aucun choix à la musulmane en le lui imposant, sinon la traiter de renégat. Certes, de telles formes exagérées de hijâb
ont existé dans l’histoire de l’islam, et à différentes époques, mais
cela ne réduit pas la flexibilité de cette tenue quant à sa forme et
ses couleurs. Même à l’époque du Prophète (e)
certaines femmes ont choisis de porter une sorte de grand voile
couvrant la tête, le cou et la poitrine, ce qui a attiré l’attention de
Aïcha. Elle a dit : « il y avait des femmes qui priaient le fajr avec le Prophète, et qui s’enveloppaient dans des grands voiles (morot), après la prière elles retournaient chez elles sans que personne ne les identifie. »(6)
Le fait que Aïcha ai été subjuguée par ce comportement noble certes,
prouve qu’il n’était pas la norme. En effet, les femmes ont continués
à participer dans les festivités publiques et à contribuer à la vie
sociale d’une manière ou d’une autre sans que son attachement à l’islam
lui pose problème. Plusieurs hadîths authentiques mentionnent
la couleur du visage de certaines femmes à l’époque du Prophète et les
transmetteurs les rapportaient sans aucune gêne. Par exemple dans le recueil de Mouslim hadîth 1467 du chapitre les deux fêtes (al-‘idayn) l’on décrit par la rougeur les joues d’une femme qui discutait avec le Prophète (e), on disait : « saf‘â’ al-khaddayn ». C’est à dire qu’on voyait son visage et qu’elle ne portait pas la bourqa ou le niqâb. Dans le recueil de Boukhârî chapitre : mérites (manâqib) hadîth 3548, l’on décrit une femme qui s’occupait de l’entretien de la mosquée du Prophète (e)
par : « femme à la peau mate ». Cette femme a obtenu l’autorisation du
Prophète pour dormir dans la mosquée sous une petite tente. Ce hadîth montre sans aucun doute que le dévoilement du visage était banal à l’époque du Prophète (e)
et qu’il a accepté le témoignage d’une seule femme à propos de la
filiation et l’allaitement. Dans le chapitre de l’allaitement (radâ‘) hadîth 1071, Tirmidhî dit à propos de ce hadîth
que plusieurs savants l’ont pris comme preuve fondant l’acceptation du
témoignage de la femme, tel Ibn Abbâs, Ahmad Ibn Hanbal et Ishâq
al-thawrî. Il
faut savoir que le texte coranique évoquant la parure permet à la femme
de montrer ce qui est en parait naturellement, Dieu dit : « et de ne
montrer de leurs atours que ce qui en paraît… », mais comme le texte
n’est pas catégorique quant à la détermination des limites de la
parure, cela a donné lieu à une multitudes d’interprétations.
Lesquelles interprétations relèvent donc, du sens général véhiculé par
le verset et qui mérite l’attention et la satisfaction. En revanche, si
Dieu avait voulu délimiter cette parure, il aurait explicité l’énoncé
de manière à ce qu’il ne supporte qu’un seul sens tel qu’en est le cas
pour d’autres versets traitant de la question de l’unicité de Dieu, de
la prophétie de Muhammad (e),
de la résurrection et de toutes les interdictions. Seulement ici
concernant la question de la tenue vestimentaire de la musulmane, le
sens est resté flexible comportant plusieurs formes de cette tenue. Alors, lorsque le Coran dit : «et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît, illâ mâ dahara minhâ»,
les questions qu’est-ce qu’elle peut laisser paraître ? Quand et
comment ? Surgissent. À ce sujet, il existe un grand nombre d’opinions
des savants que nous prenons soin d’exposer ici avec les références : 1. Abd Allah Ibn ‘Abbâs soutient que la parure que la femme peut dévoiler est le henné et la bague dans la main et lekohol dans l’oeil, ainsi que le visage même et les mains.(7) 2. Aïcha soutient que se sont les bagues et les poinçons que les femmes ont le droit de montrer.(8) 3. ‘Ikrima a attribué la parure au visage et le haut de la poitrine.(9) 4. Saïd Ibn Joubayr a dit : la parure à montrer se limite au visage et aux mains.(10) 5. Qatâda a dit : les boucles d’oreilles, la bague et le kohol se sont la parure que la femme peut dévoiler.(11) 6. Quant
à Ibn Mas‘oûd, il soutient que les poinçons des chevilles, les boucles
d’oreilles, les gourmettes bracelets et les colliers constituent la
parure à exposer par la femme.(12) 7. Soufyân ath-Thawrî et Ibrâhîm an-Nakha‘î ont dit : la femme peut montrer sa parure allant jusqu’au dessus des bras.(13) 8. at-Tabarî soutien l’idée que le Prophète a permis à la femme de laisser paraître jusqu’à la moitié de son bras.(14) 9. ‘Abd
Allah Ibn ‘Abbâs et Miswar Ibn Makhrama ont dit que ce qui peut
paraître des atours de la femme se sont le kohol, les bracelets, le
henné jusqu’à la moitié du bras, les boucles d’oreilles, les poinçons
des pieds et le henné jusqu’à la moitié des mollets.(15) 10. Ahmad Ibn Hanbal a soutenu l’idée que la femme est entièrement une honte même ses angles.(16) La
liste des opinions exposées ici n’est en rien exhaustive et nous avons
la possibilité de l’illustration, mais le but de l’exposé est atteint.
En effet, puisque les compagnons et les successeurs ont divergés à
propos de l’interprétation de ce verset, sans que l’on proteste contre
l’un ou l’autre, il nous est légale de diverger de nos jours également.
Vous remarquez que les opinions des compagnons se divisent entre deux
tendances principales ; l’une considérait que la femme est entièrement
une honte qu’il faut dissimuler. L’autre considérait qu’elle ne l’était
pas et qu’elle pouvait laisser paraître certaines partie de son corps
suivant la situation. Le constat est le même à travers le verset suivant : « Ô
Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants,
de ramener sur elles leurs voiles : elles en seront plus vite reconnues
et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. »(17) Prenons tout d’abord le terme khomor
ou voile cité dans le verset susmentionné, il désigne le tissu avec
lequel l’on se couvre. Mais la majorité des commentateurs ou moufassiroûn
a pris les circonstances dans lesquelles ce verset fut révélé comme
étant l’idée motrice de son explication. Selon Ibn Kathîr, d’après
as-Souddî, les femmes de Médine sortaient la nuit tombée pour faire
leurs besoins, cependant des vicieux se mettaient à travers leurs
chemins pour les importuner. Ils ne suivaient que les jeunes femmes
dévoilées car les femmes voilées appartiennent à la classe noble donc,
elles sont protégées. C’est à ce moment là que le verset fut révélé
pour généraliser l’usage du voile dans le dessein de protéger les
femmes, qu’elles soient nobles ou non.(18) En
fait ce voile fut institué pour protéger les femmes et nullement pour
les aliéner. Donc, le but de celui-ci est de préserver la dignité et le
respect de la musulmane sans plus. Le verset précise que grâce à ce
voile la femme sera reconnue et donc nécessairement protégée. En
revanche, la majorité des gens pense que le but est de ne pas les
reconnaître, et cela est une grande erreur car cette idée va à
l’encontre de la finalité coranique. Dans
la sunna les textes abondent pour confirmer une très importante chose ;
c’est que la société des compagnons était une société diverse, elle
contenait des gens rigoureuses et d’autres laxistes et une d’autres de
juste-milieu et que les femmes à cette époque avaient le choix de
prendre parmi les multiples opinions, ce qui leur convenait
parfaitement et leur concrétise la décence et préserve la dignité. Cette
souplesse a continué à être respectée tout au long de l’histoire
musulmane et jusqu’à nos jours ; de l’Indonésie à la Bosnie de la
Sibérie jusqu’à la Tunisie. Différents hijâb avec diverses
couleurs, dans des coutures disparates, selon des tailles variées. Mais
la finalité de toutes les tenues vestimentaires vise la préservation de
la dignité et la concrétisation de la pudeur féminine. Ceux sont là des
objectifs à quoi tend l’institution du vêtement de piété mentionné dans
le Coran (libâs al-taqwâ). De
plus, la musulmane a le droit de choisir sa tenue vestimentaire, la
seule condition qu’elle doit observer c’est de respecter la pudeur et
les grands principes de l’islam. Il y a une chose à signaler également
et qui fait quela rigueur avec laquelle l’on traite la femme concernant le hijâb est un comportement étrange à l’esprit de l’islam et à la noblesse du caractère du Prophète (r) ! Donc, l’islam n’a imposé dans le hijâb ni la couture, ni la couleur, ni comment le porter comme l’on voit dans certaines sociétés malheureusement aujourd’hui. Des exceptions juridiques concernant la tenue vestimentaire de la femme Il existe deux genres d’exceptions se rattachant à la question de la tenue de la musulmane. La première relève des textes mêmes et la seconde appartient à la préférence des juristes. Nous
sommes donc face à deux éléments ; celui liés à l’apport des textes
mêmes et l’autre réalisé grâce à la contribution intellectuelle des
juristes. Il nous reste à jouer aujourd’hui notre rôle pour en faire de
nouveau un travail d’investigation afin de répondre aux problèmes de
notre génération. Mais
avant de dire quoi que ce soit, il faut savoir que le courant islamiste
formaliste n’a pas seulement faillit à sa responsabilité d’appliquer la
règle des exceptions pour trouver des solutions à des questions
importantes que pose notre actualité. Mais il a bloqué également toute
tentative dans cette direction, et pire encore, il a totalement dénigré
plusieurs possibilités de choix instituées déjà par les textes et par
les juristes précédents. Des exceptions établies par les textes 1- La permission de laisser paraître une partie des atours :
les divergences entre les savants à ce propos ont été développées
auparavant. Il nous reste à affirmer qu’il n’y a dans le verset rien
qui délimite ces atours, ce qui a poussé les compagnons à émettre
diverses opinions que nous avons énumérées précédemment. Sans parler
d’autres possibilités déjà existantes dans toutes les sociétés humaines
y compris celle du Prophète (r)
et celle des Califes bien guidés. Preuve en est la liberté laissée à
chaque peuple, chaque ethnie d’instituer sa tenue en fonction des
valeurs attribuées à la pudeur depuis l’Asie jusqu’à l’Afrique. 2- La permission de laisser paraître ces atours devants ceux qui ont un lien parental fort :
« Qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères,
ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs
maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de
leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles
possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons
impubères qui ignorent tout des parties honteuses des femmes.» (19) Malgré
la clarté du texte, il y a des gens qui pensent qu’il n’est pas permis
de voir les cheveux de la mère, la sœur ou même la fille.(20)
Vous pouvez imaginer le terrassement de la femme traitée de cette
manière par sa propre famille ! Et la façon dont elle peut se
satisfaire d’un milieu masculin la considérant comme étant la source de
tous les maux. Aurions-nous le droit, après cette stigmatisation de lui
reprocher sa rébellion contre les coutumes et les habitudes attribuées
à tort à l’islam ? En revanche, il y a ceux qui soutiennent qu’entre
les personnes qui ont un « lien parental prohibé »(21) n’existe aucune restriction portant sur la tenue vestimentaire de la femme.(22)
La divergence qui a gouverné le comportement des compagnons envers les
femmes et la différence d’opinion qui les a caractérisé, prouvent que
le législateur a délibérément omis d’imposer une délimitation
quelconque pour laisser la responsabilité de décence à la femme même,
qui seule doit considérer la tenue vestimentaire adéquate en se
référant aux différents codes sociaux et religieux de son milieu
socioculturel. 3- La permission à la musulmane de se dévoiler devant les non musulmanes :
malgré la portée générale du verset qui éventuellement permet à la
musulmane de se dévoiler devant une non musulmane, certains juristes
l’ont restreint uniquement aux femmes musulmanes, en prétendant que la
non musulmane à le statut du non musulman. D’autres savants ont
soutenu le fait qu’une femme égale une femme, et que le corps de la
musulmane a le même statut devant toutes les femmes étrangères toute,
confessions confondue.(23) Selon la majorité ou joumhoûr,
la partie tabou ou interdite de la musulmane devant les femmes s’étend
de son nombril à ses genoux. En revanche Ibn Hazm de Cordoue a dit
qu’il n’est pas interdit aux femmes de se regarder l’ensemble de leur
corps sauf l’organe sexuel pareillement aux hommes qui peuvent se
regarder la totalité de leurs corps à l’exception du sex.(24) Citer
ces opinions juridiques nous semble important pour montrer que pendant
l’apogée de la civilisation musulmane, il y avait des opinions d’ordre
libéral en parallèle de celles de tendance puritaine et formaliste. Et
cela n’a pas influencé l’évolution et la contribution de la
civilisation musulmane quant à son patrimoine international. 4- une catégorie de femmes est -selon certaines lectures des textes- dispensée du hijâb Tout
d’abord attirons l’attention du lecteur sur le fait que ce que nous
mentionnons ici ne relève pas forcément d’une opinion personnelle. Il
faut savoir également que cette question n’existe plus de nos jours du
fait que la lutte menée par les hommes de bon sens a abouti à
l’abolition totale de l’esclavage préfiguré par la parole du Calife
‘Omar : « comment osez-vous asservir les gens alors qu’ils sont nés
libre ». C’est un acquis primordial et ce vers quoi tendait l’islam
lorsqu’il institua l’interdiction de l’esclavage volontaire dans le
dessein d’abolir cette pratique par divers moyens. Références (1) Coran (2) « Et quand vous leur demandez quelques choses, demandez-le leur de derrière un voile » les factions. (3) Les Factions 59. (4) al-Noûr 31. (5) Aboû Dâwoûd, d’après Aïcha, 4099. (6) Mouslim, salât 359 (7)(Souyoûtî dans le dourr manthoûr commentaire du verset 31 de la sourate al-Noûr). (8) Ibidem. (9) Ibidem. (10) Ibidem. (11) Ibidem. (12) Tabarî, Jâmi‘ al-bayân. (13) Tabarî Jâmi‘ commentaire du verset 31 al-Noûr. (14) Ibidem. (15) Qortobî Jâmi’, verset 31 al-Noûr (16) Ibn al-Jawzî, zâd al-masîr, 6/31. (17) (18) Ibn Kathîr, commentaire du verset les Factions 59. (19) …. (20)
Cf. Ibn Hazm, mouhallâ, selon Tâwoûs, 10/32, Ibn Hazm a réfuté
catégoriquement cette opinion qui contredit clairement le texte. Cf.
al-Jassâs dans son tafsîr 5/175. (21) Les personnes à lien parental prohibé ou mahârim portent surtout ceux qui n’ont pas le droit de s’épouser les unes les autres. (22) Cf. Ibn Hazm mouhallâ (23) cf. Ibn Hazm, mouhallâ, 10/32. (24) Cf. Ibn Hazm ibidem.

